194 Chimie pour les étudiants en médecine ...
diaire positif, en l'occurrence un carbocation (c'est-à-dire un ion carbonium), qualifié d'électrophile, attaque un centre électronégatif,
typiquement des électrons TT d'une double liaison carbone-carbone.
Étant donné que le pyrophosphate de diméthylallyle (DMAPP) qui
amorce la réaction contient cinq atomes de carbone, les terpènes formés
contiennent toujours des multiples de cinq atomes de carbone. Ainsi,
le camphre, le menthol, le géraniol et le pinène sont des terpènes à dix
atomes de carbone, tandis que le pentalénène, qui est un précurseur
d'un antibiotique appelé pentalénolactone, contient 15 atomes de carbone. La première étape de la synthèse d'un terpène à partir de
DMAPP, (CH 3 )2C=CHCH20PP, est la perte du groupe pyrophosphate,
OPP, ce qui crée un ion carbonium, (CH 3 hC=CHCH2+. Ce dernier attaque ensuite les électrons TT de la double liaison d'une deuxième molécule de DMAPP pour former une nouvelle liaison carbone-carbone.
Quant aux intermédiaires radicalaires qui interviennent lors des
biosynthèses, on les retrouve notamment dans le cadre de la formation de la lignine, ce matériau fibreux qui assure la rigidité du bois
(section 11.8). L'association de deux radicaux, chacun étant porteur
d'un électron non apparié, aboutit à la formation d'une nouvelle liaison
carbone-carbone, dotée de deux électrons. Plusieurs sortes de liaisons
carbone-carbone sont créées lors de la biosynthèse de la lignine. Ces
liaisons présentent en commun le fait d'être issues de couplages radicalaires.
Résumé
En chimie organique, il est possible de comprendre le cours suivi
par une réaction en étudiant son mécanisme réactionnel. Au sein
de chaque molécule organique, les sites réactifs peuvent en effet
être identifiés et reconnus en termes de groupes fonctionnels, voire
de liaisons caractéristiques. En outre, la plupart des réactions
connues sont caractérisées par un nombre relativement restreint
de processus mécanistiques. Ainsi, lors des substitutions nucléophiles, un nucléophile est attiré par le centre positivé (ou positif)
d'un substrat et, au total, un groupe fonctionnel prend la place d'un
autre. Ou encore, les électrons TT de la double liaison d'un alcène
peuvent attaquer un électrophile, ce qui permet de réaliser une
addition sur cette double liaison. Le mécanisme impliqué est une
addition électrophile sur une double liaison non polaire. Dans des
conditions ad hoc, une telle réaction peut être inversée. La perte
de deux groupes portés par des carbones voisins d'un substrat aboutit à la formation d'un nouvel alcène, ce qui correspond à une élimination. Quant aux composés carbonylés, ils contiennent une double
liaison polaire, dont l'extrémité positivée peut attirer un nucléophile, permettant ainsi à une addition de se produire. Ceci mène
à un intermédiaire tétraédrique qui cherche à éliminer un groupe
sortant pour reformer la double liaison carbonylique. Le produit
qui émerge d'une telle réaction résulte d'un processus qui, globalement, s'appelle une addition-élimination.
diaire positif, en l'occurrence un carbocation (c'est-à-dire un ion carbonium), qualifié d'électrophile, attaque un centre électronégatif,
typiquement des électrons TT d'une double liaison carbone-carbone.
Étant donné que le pyrophosphate de diméthylallyle (DMAPP) qui
amorce la réaction contient cinq atomes de carbone, les terpènes formés
contiennent toujours des multiples de cinq atomes de carbone. Ainsi,
le camphre, le menthol, le géraniol et le pinène sont des terpènes à dix
atomes de carbone, tandis que le pentalénène, qui est un précurseur
d'un antibiotique appelé pentalénolactone, contient 15 atomes de carbone. La première étape de la synthèse d'un terpène à partir de
DMAPP, (CH 3 )2C=CHCH20PP, est la perte du groupe pyrophosphate,
OPP, ce qui crée un ion carbonium, (CH 3 hC=CHCH2+. Ce dernier attaque ensuite les électrons TT de la double liaison d'une deuxième molécule de DMAPP pour former une nouvelle liaison carbone-carbone.
Quant aux intermédiaires radicalaires qui interviennent lors des
biosynthèses, on les retrouve notamment dans le cadre de la formation de la lignine, ce matériau fibreux qui assure la rigidité du bois
(section 11.8). L'association de deux radicaux, chacun étant porteur
d'un électron non apparié, aboutit à la formation d'une nouvelle liaison
carbone-carbone, dotée de deux électrons. Plusieurs sortes de liaisons
carbone-carbone sont créées lors de la biosynthèse de la lignine. Ces
liaisons présentent en commun le fait d'être issues de couplages radicalaires.
Résumé
En chimie organique, il est possible de comprendre le cours suivi
par une réaction en étudiant son mécanisme réactionnel. Au sein
de chaque molécule organique, les sites réactifs peuvent en effet
être identifiés et reconnus en termes de groupes fonctionnels, voire
de liaisons caractéristiques. En outre, la plupart des réactions
connues sont caractérisées par un nombre relativement restreint
de processus mécanistiques. Ainsi, lors des substitutions nucléophiles, un nucléophile est attiré par le centre positivé (ou positif)
d'un substrat et, au total, un groupe fonctionnel prend la place d'un
autre. Ou encore, les électrons TT de la double liaison d'un alcène
peuvent attaquer un électrophile, ce qui permet de réaliser une
addition sur cette double liaison. Le mécanisme impliqué est une
addition électrophile sur une double liaison non polaire. Dans des
conditions ad hoc, une telle réaction peut être inversée. La perte
de deux groupes portés par des carbones voisins d'un substrat aboutit à la formation d'un nouvel alcène, ce qui correspond à une élimination. Quant aux composés carbonylés, ils contiennent une double
liaison polaire, dont l'extrémité positivée peut attirer un nucléophile, permettant ainsi à une addition de se produire. Ceci mène
à un intermédiaire tétraédrique qui cherche à éliminer un groupe
sortant pour reformer la double liaison carbonylique. Le produit
qui émerge d'une telle réaction résulte d'un processus qui, globalement, s'appelle une addition-élimination.
