Diagnostic moléculaire des hémopathies malignes 69
La mutation de MYD88 L265P est retrouvée dans 5-8 % des LLC et n’a
pas de valeur pronostique. En revanche elle est retrouvée dans près de 90 %
des macroglobulinémies de Waldenström. Son impact sur la présentation
clinique, son rôle favorable sur le pronostic et comme cible thérapeutique
potentielle ont été décrits récemment [31].
Leucémies aiguës
Classification, oncogenèse et thérapeutique
La leucémie aiguë (LA) est une prolifération clonale se développant à
partir d’une cellule souche hématopoïétique ou d’un progéniteur, bloqué à
un stade très immature. Le diagnostic est évoqué devant des signes cliniques
d’insuffisance médullaire secondaire à cette expansion des cellules tumorales
ou devant un hémogramme montrant une hyperleucocytose avec blastose. Le
diagnostic est confirmé par l’identification de blastes dans la moelle avec un
seuil minimal variable selon la LA. L’immunophénotypage permet de distinguer la nature lymphoïde (LAL B ou T) ou myéloïde (LAM). Le caryotype
médullaire fait partie du bilan diagnostique. Il est nécessaire pour identifier les
anomalies chromosomiques de ploïdie et/ou de structure. Une congélation des
cellules leucémiques est indispensable. En effet le choix des cibles moléculaires
à analyser est orienté a posteriori, selon la cytologie, l’immunophénotypage et
le caryotype.
Les anomalies génétiques impliquées dans les LAL et LAM sont multiples et
altèrent principalement la capacité de régulation de l’auto- renouvellement et/
ou de la différenciation.
Le challenge est de définir pour chaque patient la thérapeutique la plus adaptée
en terme de bénéfice-risque : chimiothérapie plus ou moins intensive, allogreffe en rémission complète, abstention thérapeutique, thérapeutique ciblée
et/ou thérapeutique innovante, agents hypométylant dans les LAM. Récemment le décryptage des processus moléculaires de leucémogénèse ont permis
le développement de nouvelles thérapeutique ciblées que ce soit dans les LAM
(inhibiteurs de FLT3 et autres) ou les LAL (inhibiteurs de la voie NOTCH, de
la voie PI3K-AKT et autres).
La mutation de MYD88 L265P est retrouvée dans 5-8 % des LLC et n’a
pas de valeur pronostique. En revanche elle est retrouvée dans près de 90 %
des macroglobulinémies de Waldenström. Son impact sur la présentation
clinique, son rôle favorable sur le pronostic et comme cible thérapeutique
potentielle ont été décrits récemment [31].
Leucémies aiguës
Classification, oncogenèse et thérapeutique
La leucémie aiguë (LA) est une prolifération clonale se développant à
partir d’une cellule souche hématopoïétique ou d’un progéniteur, bloqué à
un stade très immature. Le diagnostic est évoqué devant des signes cliniques
d’insuffisance médullaire secondaire à cette expansion des cellules tumorales
ou devant un hémogramme montrant une hyperleucocytose avec blastose. Le
diagnostic est confirmé par l’identification de blastes dans la moelle avec un
seuil minimal variable selon la LA. L’immunophénotypage permet de distinguer la nature lymphoïde (LAL B ou T) ou myéloïde (LAM). Le caryotype
médullaire fait partie du bilan diagnostique. Il est nécessaire pour identifier les
anomalies chromosomiques de ploïdie et/ou de structure. Une congélation des
cellules leucémiques est indispensable. En effet le choix des cibles moléculaires
à analyser est orienté a posteriori, selon la cytologie, l’immunophénotypage et
le caryotype.
Les anomalies génétiques impliquées dans les LAL et LAM sont multiples et
altèrent principalement la capacité de régulation de l’auto- renouvellement et/
ou de la différenciation.
Le challenge est de définir pour chaque patient la thérapeutique la plus adaptée
en terme de bénéfice-risque : chimiothérapie plus ou moins intensive, allogreffe en rémission complète, abstention thérapeutique, thérapeutique ciblée
et/ou thérapeutique innovante, agents hypométylant dans les LAM. Récemment le décryptage des processus moléculaires de leucémogénèse ont permis
le développement de nouvelles thérapeutique ciblées que ce soit dans les LAM
(inhibiteurs de FLT3 et autres) ou les LAL (inhibiteurs de la voie NOTCH, de
la voie PI3K-AKT et autres).
