64 Les biomarqueurs moléculaires en oncologie
diagnostic de PV mais en cas de forte suspicion clinique, on peut poursuivre
par la recherche d’une mutation de l’exon 12 de JAK2 (1-2 % des PV).
Il n’existe pas de test biologique permettant d’affirmer le diagnostic de TE.
Les critères diagnostiques des TE, font de cette entité un diagnostic d’exclusion. On élimine le diagnostic d’autres hémopathies se présentant avec une
thrombocytose (autres SMP ou certaines MDS ou LAM) ainsi que les causes
secondaires évidentes.
Quant aux MFP, leur diagnostic de certitude est posé par l’examen anatomopathologique de la biopsie ostéo-médullaire : fibrose réticulinique et/ou collagène associée à une hyperplasie mégacaryocytaire dystrophique.
Depuis 2006, l’exploration des TE et/ou MFP négatives pour V617F se poursuit par la recherche de la mutation W515L/K de MPL (gène du récepteur à
la TPO) retrouvée dans respectivement 3 et 7 % des cas. Fin 2013, l’analyse
par séquençage d’exome de SMP négatifs pour les mutations JAK2 et MPL a
permis la découverte des mutations du gène de la calréticuline (CALR). Près de
40 variants (dont 2 majoritaires) présentant une insertion et/ou délétion ont
été décrits dans l’exon 9 de ce gène. Une mutation du gène CALR est retrouvée
dans respectivement 50 % et 70 % des TE ou MFP « doubles négatifs » faisant
qualifier cette mutation de «chaînon manquant» des SMP (Fig. 1) [10].
Figure 1 – Fréquence des mutations dans les Syndromes Myéloproliférative d’après Klampfl [10]
La recherche de la mutation V617F de JAK2 est réalisable par différentes
approches. Il est recommandé d’utiliser une technique de criblage identifiant
au moins 1 % de la dilution de la lignée de référence UKE-1. Les techniques
de PCR en temps réel « primers spécifiques » sont particulièrement sensibles
pouvant atteindre un seuil de détection de 0,1-0,2 % [11]. Les résultats positifs (et principalement les clones < 1 %) doivent être confrontés aux données
biologiques et cliniques et si besoin contrôlés. En effet, s’il existe de véritable
TE exprimant très faiblement le clone muté, on doit néanmoins redouter les
diagnostic de PV mais en cas de forte suspicion clinique, on peut poursuivre
par la recherche d’une mutation de l’exon 12 de JAK2 (1-2 % des PV).
Il n’existe pas de test biologique permettant d’affirmer le diagnostic de TE.
Les critères diagnostiques des TE, font de cette entité un diagnostic d’exclusion. On élimine le diagnostic d’autres hémopathies se présentant avec une
thrombocytose (autres SMP ou certaines MDS ou LAM) ainsi que les causes
secondaires évidentes.
Quant aux MFP, leur diagnostic de certitude est posé par l’examen anatomopathologique de la biopsie ostéo-médullaire : fibrose réticulinique et/ou collagène associée à une hyperplasie mégacaryocytaire dystrophique.
Depuis 2006, l’exploration des TE et/ou MFP négatives pour V617F se poursuit par la recherche de la mutation W515L/K de MPL (gène du récepteur à
la TPO) retrouvée dans respectivement 3 et 7 % des cas. Fin 2013, l’analyse
par séquençage d’exome de SMP négatifs pour les mutations JAK2 et MPL a
permis la découverte des mutations du gène de la calréticuline (CALR). Près de
40 variants (dont 2 majoritaires) présentant une insertion et/ou délétion ont
été décrits dans l’exon 9 de ce gène. Une mutation du gène CALR est retrouvée
dans respectivement 50 % et 70 % des TE ou MFP « doubles négatifs » faisant
qualifier cette mutation de «chaînon manquant» des SMP (Fig. 1) [10].
Figure 1 – Fréquence des mutations dans les Syndromes Myéloproliférative d’après Klampfl [10]
La recherche de la mutation V617F de JAK2 est réalisable par différentes
approches. Il est recommandé d’utiliser une technique de criblage identifiant
au moins 1 % de la dilution de la lignée de référence UKE-1. Les techniques
de PCR en temps réel « primers spécifiques » sont particulièrement sensibles
pouvant atteindre un seuil de détection de 0,1-0,2 % [11]. Les résultats positifs (et principalement les clones < 1 %) doivent être confrontés aux données
biologiques et cliniques et si besoin contrôlés. En effet, s’il existe de véritable
TE exprimant très faiblement le clone muté, on doit néanmoins redouter les
