168 Les biomarqueurs moléculaires en oncologie
(effet Warburg), associée à une surexpression du transporteur membranaire du
glucose GLUT-1 (Glucose Transporter-1). Une fois dans la cellule, le FDG est
phosphorylé en FDG-6 monophosphate par l’hexokinase. Cela conduit à son
blocage dans la cellule tumorale permettant sa détection. Cet effet a été largement mis en évidence en clinique pour le diagnostic, la stadification et le suivi
thérapeutique de nombreux cancers [1]. Le FDG est également un excellent
outil pour évaluer des nouvelles thérapies anticancéreuses à l’aide de modèles
précliniques [24].
Le métabolisme protéique est généralement accru dans les cellules tumorales et
il est possible d’en faire l’imagerie moléculaire en TEP avec des acides aminés
radiomarqués (par exemple 11 C-Méthionine ou 18 F-Fluroéthyltyrosine),
utilisés notamment pour l’imagerie des gliomes [25]. Le métabolisme lipidique tumoral peut être suivi en TEP avec des traceurs s’incorporant dans la
membrane plasmique telle que la 18 F-Fluorocholine. Ce radiopharmaceutique
possède une AMM dans le cancer de la prostate et le carcinome hépatocellulaire. Soyka et al. ont démontré que la TEP à la
l l
18 F-Fluorocholine permettait
de modifier la stratégie thérapeutique pour 48 % des patients étudiés atteints
d’un cancer de la prostate [26].
Imagerie des récepteurs
La mesure de l’expression d’un récepteur tumoral peut aider à sélectionner
un patient pour une thérapie ciblée. Ainsi, il est possible de faire de l’imagerie
TEMP de récepteurs tels que le Human epidermal growth factor receptor 2 (HER2)
2
(fig. 1) de manière très spécifique en utilisant le trastuzumab radiomarqué à
l’indium 111 via un agent bifonctionnel chélatant de dernière génération [27].
a
Imagerie de l’expression des gènes
L’imagerie de l’expression des gènes peut s’effectuer grâce à la technique du
gène rapporteur qui consiste à coupler le gène à étudier à un gène codant une
protéine pouvant générer un signal pour l’imagerie. Les imageries optiques,
TEMP et TEP sont classiquement utilisées avec une progression significative
de l’IRM sur la dernière décennie [28].
Imagerie des cellules immunitaires
Cette imagerie apporte des informations majeures pour la compréhension du rôle du système immunitaire dans la physiopathologie des cancers et
l’évaluation des effets de l’immunothérapie. Les cellules dendritiques, macrophages et lymphocytes T ont particulièrement été étudiés dans les principales
modalités, après marquage direct avec une sonde ad hoc ou utilisation de gènes
c
rapporteurs [29].
(effet Warburg), associée à une surexpression du transporteur membranaire du
glucose GLUT-1 (Glucose Transporter-1). Une fois dans la cellule, le FDG est
phosphorylé en FDG-6 monophosphate par l’hexokinase. Cela conduit à son
blocage dans la cellule tumorale permettant sa détection. Cet effet a été largement mis en évidence en clinique pour le diagnostic, la stadification et le suivi
thérapeutique de nombreux cancers [1]. Le FDG est également un excellent
outil pour évaluer des nouvelles thérapies anticancéreuses à l’aide de modèles
précliniques [24].
Le métabolisme protéique est généralement accru dans les cellules tumorales et
il est possible d’en faire l’imagerie moléculaire en TEP avec des acides aminés
radiomarqués (par exemple 11 C-Méthionine ou 18 F-Fluroéthyltyrosine),
utilisés notamment pour l’imagerie des gliomes [25]. Le métabolisme lipidique tumoral peut être suivi en TEP avec des traceurs s’incorporant dans la
membrane plasmique telle que la 18 F-Fluorocholine. Ce radiopharmaceutique
possède une AMM dans le cancer de la prostate et le carcinome hépatocellulaire. Soyka et al. ont démontré que la TEP à la
l l
18 F-Fluorocholine permettait
de modifier la stratégie thérapeutique pour 48 % des patients étudiés atteints
d’un cancer de la prostate [26].
Imagerie des récepteurs
La mesure de l’expression d’un récepteur tumoral peut aider à sélectionner
un patient pour une thérapie ciblée. Ainsi, il est possible de faire de l’imagerie
TEMP de récepteurs tels que le Human epidermal growth factor receptor 2 (HER2)
2
(fig. 1) de manière très spécifique en utilisant le trastuzumab radiomarqué à
l’indium 111 via un agent bifonctionnel chélatant de dernière génération [27].
a
Imagerie de l’expression des gènes
L’imagerie de l’expression des gènes peut s’effectuer grâce à la technique du
gène rapporteur qui consiste à coupler le gène à étudier à un gène codant une
protéine pouvant générer un signal pour l’imagerie. Les imageries optiques,
TEMP et TEP sont classiquement utilisées avec une progression significative
de l’IRM sur la dernière décennie [28].
Imagerie des cellules immunitaires
Cette imagerie apporte des informations majeures pour la compréhension du rôle du système immunitaire dans la physiopathologie des cancers et
l’évaluation des effets de l’immunothérapie. Les cellules dendritiques, macrophages et lymphocytes T ont particulièrement été étudiés dans les principales
modalités, après marquage direct avec une sonde ad hoc ou utilisation de gènes
c
rapporteurs [29].
