164 Les biomarqueurs moléculaires en oncologie
Imagerie optique
L’imagerie optique est très disponible et facile à mettre en œuvre avec un
minimum de contraintes d’environnement et de coût. Elle jouit d’une sensibilité proche, voire meilleure que la radioactivité. Elle est limitée par la distance
de pénétration réduite de la lumière et les phénomènes de diffusion. Cela
restreint les perspectives translationnelles à l’Homme à la détection endoscopique ou peropératoire ou encore à l’étude de tissus peu opaques à la lumière.
Deux principes sont mis en œuvre pour l’imagerie optique : la bioluminescence
et la fluorescence [2, 3, 14]. La bioluminescence est une propriété moléculaire
consommatrice d’énergie qui produit de la lumière (couple luciférine-luciférase). La fluorescence est l’émission de photons par des molécules endogènes
ou exogènes soumises à des photons incidents ( incident < émission ). Pour l’émission photonique, le proche infrarouge est très utilisé en raison de ses bonnes
propriétés de pénétration tissulaire. Ces systèmes nécessitent des filtres adaptés
pour sélectionner les longueurs d’onde d’intérêt et peuvent fonctionner en
mode tomographique.
Autres techniques d’imagerie
D’autres techniques sont en plein développement tels que les ultrasons
(microbulles vectorisées), la microscopie intravitale (résolution spatiale de
l’ordre de la dizaine de microns), l’imagerie photoacoustique (production
sonore sous l’effet de l’absorption de la lumière) et enfin l’imagerie Raman
(amplification de la diffusion Raman par un substrat métallique) [3].
Imagerie multimodale
De nombreuses techniques d’imagerie sont multimodales, reposant sur
l’usage conjoint ou successif de méthodes d’imagerie aux principes physiques
différents. Le plus connu est le couplage de la TEP ou de la TEMP à la
tomodensitométrie [11]. D’autres approches multimodales sont envisageables
avec le couplage de molécules à diverses sources de signaux [15, 16]. À l’heure
pp
g
actuelle, l’approche combinant l’imagerie quantitative TEP, très sensible, et
l’imagerie IRM, très résolue, semble très prometteuse [17].
Imagerie optique
L’imagerie optique est très disponible et facile à mettre en œuvre avec un
minimum de contraintes d’environnement et de coût. Elle jouit d’une sensibilité proche, voire meilleure que la radioactivité. Elle est limitée par la distance
de pénétration réduite de la lumière et les phénomènes de diffusion. Cela
restreint les perspectives translationnelles à l’Homme à la détection endoscopique ou peropératoire ou encore à l’étude de tissus peu opaques à la lumière.
Deux principes sont mis en œuvre pour l’imagerie optique : la bioluminescence
et la fluorescence [2, 3, 14]. La bioluminescence est une propriété moléculaire
consommatrice d’énergie qui produit de la lumière (couple luciférine-luciférase). La fluorescence est l’émission de photons par des molécules endogènes
ou exogènes soumises à des photons incidents ( incident < émission ). Pour l’émission photonique, le proche infrarouge est très utilisé en raison de ses bonnes
propriétés de pénétration tissulaire. Ces systèmes nécessitent des filtres adaptés
pour sélectionner les longueurs d’onde d’intérêt et peuvent fonctionner en
mode tomographique.
Autres techniques d’imagerie
D’autres techniques sont en plein développement tels que les ultrasons
(microbulles vectorisées), la microscopie intravitale (résolution spatiale de
l’ordre de la dizaine de microns), l’imagerie photoacoustique (production
sonore sous l’effet de l’absorption de la lumière) et enfin l’imagerie Raman
(amplification de la diffusion Raman par un substrat métallique) [3].
Imagerie multimodale
De nombreuses techniques d’imagerie sont multimodales, reposant sur
l’usage conjoint ou successif de méthodes d’imagerie aux principes physiques
différents. Le plus connu est le couplage de la TEP ou de la TEMP à la
tomodensitométrie [11]. D’autres approches multimodales sont envisageables
avec le couplage de molécules à diverses sources de signaux [15, 16]. À l’heure
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actuelle, l’approche combinant l’imagerie quantitative TEP, très sensible, et
l’imagerie IRM, très résolue, semble très prometteuse [17].
