ADN tumoral circulant 155
des ADN circulants < 135 pb et compare l’amplification des séquences de
même taille et de même région (300 pb). Il s’agit d’un design expérimental
permettant une grande sensibilité (0,005 % mutant to WT ratio). De plus,
il s’agit d’une technique peu chère et rapide, ne durant que 2 jours et qui
est environ 3 fois plus rapide que le beaming (ou Fluidigm based methods). s s
Cette méthode a été testée sur 29 échantillons de plasma de sujets sains et
aucune mutation n’a été détectée. Sur les échantillons cliniques de patients,
le plus faible taux de mutations des gènes KRAS détectées dans le CCRm
S
est de 0,013 %.
Concernant les techniques, les seuils de détection des différentes méthodes
utilisées pour analyser les mutations à partir d’ADN extrait de tissu hétérogène sont variables : 10-20 % pour le séquençage directe, 5 à 10 % pour les
techniques de PCR et < 10 –6 pour les techniques de PCR digitale. Ces seuils
ont un impact potentiel direct sur le diagnostic moléculaire exprimé de façon
qualitative [32].
L’analyse de l’ADN tumoral circulant est un examen en plein essor faisant
appel à des techniques sensibles innovantes. Sa détection devrait permettre à
court ou moyen terme la mise en place d’un suivi thérapeutique, mais également la mise en évidence de l’apparition de résistances aux traitements ou tout
simplement la réponse à une thérapie anticancéreuse. Son rôle prédictif de la
récidive de la maladie est également un point particulièrement intéressant. Les
techniques actuellement disponibles sont cependant, pour la plupart, toujours
à l’état de recherche et ne sont pas reconnues comme des examens diagnostiques validés. L’étude récente d’une équipe Montpelliéraine a démontré la
faisabilité clinique sur 106 patients atteints d’un cancer colorectal métastatique
et l’existence d’une corrélation forte entre l’ADN tumoral retrouvé au niveau
circulant et le génome tumoral [33]. La faisabilité de ces techniques en routine
reste cependant à démontrer.
Références
1. Douillard JY, Olinier KS, Tabernero J, et al. (2013) Panitumumab-FOLFOX4 treatment
and RAS mutations in colorectal cancer. N Engl J Med. 369(11):1023-34
2. Stintzing S, Jung A, Rossius L, et al. (2013) Analysis of KRAS/NRAS and BRAF mutations
in Fire-3: A Randomized phase III study of FOLFIRI plus cetuximab or bevacizumab as
fist-line treatment for wild-type (WT) KRAS (exon 2) metastatic colorectal cancer (mCRC)
patients. European Cancer Congress, LBA 17.
3. Schwarzenbach H, Hoon DS, Pantel K (2011) Cell-free nucleic acids as biomarkers in
cancer patients. Nat Rev Cancer 11(6): 426-37
4. Bonnes pratiques pour la recherche à visée théranostique de mutations somatiques dans les
tumeurs solides. e-cancer; 2010
5. Hofman V, Ilie M, Gavric-Tanga V, et al. (2010) [Role of the surgical pathology laboratory
in the pre-analytical approach of molecular biology techniques]. Ann Pathol 30(2): 85-93
des ADN circulants < 135 pb et compare l’amplification des séquences de
même taille et de même région (300 pb). Il s’agit d’un design expérimental
permettant une grande sensibilité (0,005 % mutant to WT ratio). De plus,
il s’agit d’une technique peu chère et rapide, ne durant que 2 jours et qui
est environ 3 fois plus rapide que le beaming (ou Fluidigm based methods). s s
Cette méthode a été testée sur 29 échantillons de plasma de sujets sains et
aucune mutation n’a été détectée. Sur les échantillons cliniques de patients,
le plus faible taux de mutations des gènes KRAS détectées dans le CCRm
S
est de 0,013 %.
Concernant les techniques, les seuils de détection des différentes méthodes
utilisées pour analyser les mutations à partir d’ADN extrait de tissu hétérogène sont variables : 10-20 % pour le séquençage directe, 5 à 10 % pour les
techniques de PCR et < 10 –6 pour les techniques de PCR digitale. Ces seuils
ont un impact potentiel direct sur le diagnostic moléculaire exprimé de façon
qualitative [32].
L’analyse de l’ADN tumoral circulant est un examen en plein essor faisant
appel à des techniques sensibles innovantes. Sa détection devrait permettre à
court ou moyen terme la mise en place d’un suivi thérapeutique, mais également la mise en évidence de l’apparition de résistances aux traitements ou tout
simplement la réponse à une thérapie anticancéreuse. Son rôle prédictif de la
récidive de la maladie est également un point particulièrement intéressant. Les
techniques actuellement disponibles sont cependant, pour la plupart, toujours
à l’état de recherche et ne sont pas reconnues comme des examens diagnostiques validés. L’étude récente d’une équipe Montpelliéraine a démontré la
faisabilité clinique sur 106 patients atteints d’un cancer colorectal métastatique
et l’existence d’une corrélation forte entre l’ADN tumoral retrouvé au niveau
circulant et le génome tumoral [33]. La faisabilité de ces techniques en routine
reste cependant à démontrer.
Références
1. Douillard JY, Olinier KS, Tabernero J, et al. (2013) Panitumumab-FOLFOX4 treatment
and RAS mutations in colorectal cancer. N Engl J Med. 369(11):1023-34
2. Stintzing S, Jung A, Rossius L, et al. (2013) Analysis of KRAS/NRAS and BRAF mutations
in Fire-3: A Randomized phase III study of FOLFIRI plus cetuximab or bevacizumab as
fist-line treatment for wild-type (WT) KRAS (exon 2) metastatic colorectal cancer (mCRC)
patients. European Cancer Congress, LBA 17.
3. Schwarzenbach H, Hoon DS, Pantel K (2011) Cell-free nucleic acids as biomarkers in
cancer patients. Nat Rev Cancer 11(6): 426-37
4. Bonnes pratiques pour la recherche à visée théranostique de mutations somatiques dans les
tumeurs solides. e-cancer; 2010
5. Hofman V, Ilie M, Gavric-Tanga V, et al. (2010) [Role of the surgical pathology laboratory
in the pre-analytical approach of molecular biology techniques]. Ann Pathol 30(2): 85-93
