Concept du ganglion sentinelle (GS)
Le statut métastatique ou non des ganglions de drainage d’une tumeur
est un critère pronostique majeur dans beaucoup de localisations tumorales,
mais l’ablation d’un ganglion indemne de cancer est sans effet sur la survie
globale, d’où le développement de la technique du ganglion sentinelle afin
d’éviter d’enlever des ganglions indemnes responsables d’une morbidité non
négligeable chez les patients. Les ganglions dénommés « sentinelles » sont
les premiers de la chaîne ganglionnaire dans laquelle se draine la lymphe et
par conséquent les métastases d’une tumeur. Selon cette théorie, le curage
ganglionnaire complet peut être évité si, d’une part, les ganglions sentinelles
sont identifiés avec certitude durant l’intervention, et si, d’autre part, l’absence
de métastases au sein de ces ganglions est validée. Ce geste a initialement été
développé pour détecter les ganglions sentinelles de l’aine dans les cancers de la
verge en 1977 puis ceux des mélanomes malins en 1992. Ce concept a ensuite
été introduit comme une alternative à l’évidement axillaire dans le cancer du
sein [1], puis plus récemment pour éviter les curages complets systématiques
dans les tumeurs des voies aérodigestives supérieures [2], dans les tumeurs
gastriques [3], dans les tumeurs de la vulve. La technique du ganglion sentinelle est également utilisée pour rechercher les premiers ganglions de drainage
des tumeurs du côlon et du rectum. Dans ce cas, l’objectif est différent, il s’agit
d’identifier quelques ganglions pour une analyse plus détaillée afin d’améliorer
la classification des patients N0 versus N+ [4].
s
Une étude française récente
a évalué pour les cancers du col de l’utérus la technique du GS mettant en
évidence des voies de drainage lymphatique inhabituelles et permettant une
analyse ciblée plus détaillée des ganglions sentinelles [5].
F. Godey (
) Centre Eugène Marquis, Avenue de la Bataille Flandres-Dunkerque, 35000 Rennes –
E-mail : f.godey@rennes.unicancer.fr
Sous la direction de Jean-Louis Merlin, Les biomarqueurs moléculaires en oncologie
ISBN : 978-2-8178-0444-6, © Springer-Verlag Paris, 2014
Ganglions sentinelles
F. Godey
10
Le statut métastatique ou non des ganglions de drainage d’une tumeur
est un critère pronostique majeur dans beaucoup de localisations tumorales,
mais l’ablation d’un ganglion indemne de cancer est sans effet sur la survie
globale, d’où le développement de la technique du ganglion sentinelle afin
d’éviter d’enlever des ganglions indemnes responsables d’une morbidité non
négligeable chez les patients. Les ganglions dénommés « sentinelles » sont
les premiers de la chaîne ganglionnaire dans laquelle se draine la lymphe et
par conséquent les métastases d’une tumeur. Selon cette théorie, le curage
ganglionnaire complet peut être évité si, d’une part, les ganglions sentinelles
sont identifiés avec certitude durant l’intervention, et si, d’autre part, l’absence
de métastases au sein de ces ganglions est validée. Ce geste a initialement été
développé pour détecter les ganglions sentinelles de l’aine dans les cancers de la
verge en 1977 puis ceux des mélanomes malins en 1992. Ce concept a ensuite
été introduit comme une alternative à l’évidement axillaire dans le cancer du
sein [1], puis plus récemment pour éviter les curages complets systématiques
dans les tumeurs des voies aérodigestives supérieures [2], dans les tumeurs
gastriques [3], dans les tumeurs de la vulve. La technique du ganglion sentinelle est également utilisée pour rechercher les premiers ganglions de drainage
des tumeurs du côlon et du rectum. Dans ce cas, l’objectif est différent, il s’agit
d’identifier quelques ganglions pour une analyse plus détaillée afin d’améliorer
la classification des patients N0 versus N+ [4].
s
Une étude française récente
a évalué pour les cancers du col de l’utérus la technique du GS mettant en
évidence des voies de drainage lymphatique inhabituelles et permettant une
analyse ciblée plus détaillée des ganglions sentinelles [5].
F. Godey (
) Centre Eugène Marquis, Avenue de la Bataille Flandres-Dunkerque, 35000 Rennes –
E-mail : f.godey@rennes.unicancer.fr
Sous la direction de Jean-Louis Merlin, Les biomarqueurs moléculaires en oncologie
ISBN : 978-2-8178-0444-6, © Springer-Verlag Paris, 2014
Ganglions sentinelles
F. Godey
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