Susceptibilité individuelle et toxicité de la radiothérapie 123
Très récemment, une étude a montré que le taux de 8-hydroxy-2-deoxyguanosine (8-oxo-dG) sérique, un nucléotide modifié par les espèces réactives
à l’oxygène (ROS), est corrélé à une radiotoxicité précoce de la peau chez
des patients traités par radiothérapie pour un cancer du sein [52]. En effet,
les résultats montrent qu’après irradiation ex-vivo du sérum (à 5 mGy et
2 000 Gy), le taux de 8-oxo-dG sérique est supérieur chez les patients n’ayant
déclaré aucune toxicité comparé aux patients présentant des effets secondaires
précoces de grade élevé.
À l’image de la génomique, plusieurs travaux ont tenté d’identifier des
p
g
p
marqueurs protéiques « sans a priori » en criblant l’ensemble d’un protéome
grâce à l’utilisation d’approches protéomiques haut débit. La majorité de ces
études se sont focalisées sur l’étude du protéome sérique. Une des premières
études du genre portait sur 68 patients et recouvrait 18 cancers différents
(prostate, sein, rein, colorectal…) [53]. Par une approche de type SELDITOF (Surface-enhanced laser desorption and ionization-time of flight), l’équipe
a pu identifier une série de marqueurs sériques dont le taux varie au cours
du traitement. Les auteurs montrent ainsi clairement qu’il existe des modifications d’expression des protéines sériques post-radiothérapie, et cela pour
un grand nombre de cancers et de sites d’irradiation différents. Ces résultats
prouvent que les approches protéomiques haut débit, en permettant l’identification de plusieurs protéines, peuvent être utilisées pour un criblage massif
des protéines impliquées dans les mécanismes de toxicité radio-induite.
Car en dépit des nombreuses protéines identifiées, l’étude n’a pas étudié
d’éventuelles corrélations entre radiosensibilité des tissus sains et radiotoxicité induite. Les études dans le domaine restent peu généralisées à l’heure
actuelle.
Néanmoins, en 2010, une étude a pu identifier et quantifier plus de
100 protéines plasmatiques chez des patients atteints d’un cancer du
poumon non à petites cellules et traités par radiothérapie [54]. Après l’exclusion biostatistique des protéines les moins significatives, les auteurs en
ont retenu 76. Parmi celles-ci, le complément C3, la C4b-binding protein
alpha chain, la vitronectine, la kératine 5 et l’angiotensine sont surexprimés
chez les patients ayant développé une toxicité pulmonaire de grade élevé par
rapport aux patients ne présentant aucune séquelle sévère tardive. Ces résultats ont été confirmés un an plus tard sur une plus large cohorte de patients
où la vitronectine et la C4b-binding protein alpha chain ont pu être validées
par westernblot [55]. L’amélioration des analyses bioinformatiques permet
t
également l’identification de nouvelles protéines candidates. Ainsi, grâce à
un nouvel algorithme et un nouveau système de sélection des protéines d’intérêt, une récente étude a pu montrer que l’_-2-macroglobuline était une
protéine capable de différencier de manière suffisamment significative une
population atteinte d’inflammation pulmonaire radio-induite d’une population n’ayant développé aucune toxicité [56]. Cette protéine a pu être validée
par Elisa.
Très récemment, une étude a montré que le taux de 8-hydroxy-2-deoxyguanosine (8-oxo-dG) sérique, un nucléotide modifié par les espèces réactives
à l’oxygène (ROS), est corrélé à une radiotoxicité précoce de la peau chez
des patients traités par radiothérapie pour un cancer du sein [52]. En effet,
les résultats montrent qu’après irradiation ex-vivo du sérum (à 5 mGy et
2 000 Gy), le taux de 8-oxo-dG sérique est supérieur chez les patients n’ayant
déclaré aucune toxicité comparé aux patients présentant des effets secondaires
précoces de grade élevé.
À l’image de la génomique, plusieurs travaux ont tenté d’identifier des
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marqueurs protéiques « sans a priori » en criblant l’ensemble d’un protéome
grâce à l’utilisation d’approches protéomiques haut débit. La majorité de ces
études se sont focalisées sur l’étude du protéome sérique. Une des premières
études du genre portait sur 68 patients et recouvrait 18 cancers différents
(prostate, sein, rein, colorectal…) [53]. Par une approche de type SELDITOF (Surface-enhanced laser desorption and ionization-time of flight), l’équipe
a pu identifier une série de marqueurs sériques dont le taux varie au cours
du traitement. Les auteurs montrent ainsi clairement qu’il existe des modifications d’expression des protéines sériques post-radiothérapie, et cela pour
un grand nombre de cancers et de sites d’irradiation différents. Ces résultats
prouvent que les approches protéomiques haut débit, en permettant l’identification de plusieurs protéines, peuvent être utilisées pour un criblage massif
des protéines impliquées dans les mécanismes de toxicité radio-induite.
Car en dépit des nombreuses protéines identifiées, l’étude n’a pas étudié
d’éventuelles corrélations entre radiosensibilité des tissus sains et radiotoxicité induite. Les études dans le domaine restent peu généralisées à l’heure
actuelle.
Néanmoins, en 2010, une étude a pu identifier et quantifier plus de
100 protéines plasmatiques chez des patients atteints d’un cancer du
poumon non à petites cellules et traités par radiothérapie [54]. Après l’exclusion biostatistique des protéines les moins significatives, les auteurs en
ont retenu 76. Parmi celles-ci, le complément C3, la C4b-binding protein
alpha chain, la vitronectine, la kératine 5 et l’angiotensine sont surexprimés
chez les patients ayant développé une toxicité pulmonaire de grade élevé par
rapport aux patients ne présentant aucune séquelle sévère tardive. Ces résultats ont été confirmés un an plus tard sur une plus large cohorte de patients
où la vitronectine et la C4b-binding protein alpha chain ont pu être validées
par westernblot [55]. L’amélioration des analyses bioinformatiques permet
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également l’identification de nouvelles protéines candidates. Ainsi, grâce à
un nouvel algorithme et un nouveau système de sélection des protéines d’intérêt, une récente étude a pu montrer que l’_-2-macroglobuline était une
protéine capable de différencier de manière suffisamment significative une
population atteinte d’inflammation pulmonaire radio-induite d’une population n’ayant développé aucune toxicité [56]. Cette protéine a pu être validée
par Elisa.
