Web 2.0 et organisations : une problématique complexe
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Nous présentons donc les caractéristiques communes propres aux
applications du Web 2.0 du point de vue des SI.
TYPOLOGIE DES APPLICATIONS DU WEB 2.0
ET FONCTIONNALITÉS MAJEURES
L’expression « Web 2.0 » a été médiatisée en 2003 par Dale
Dougherty de la société O’Reilly Media. Ce dernier a suggéré que
le Web était dans une période de renaissance ou mutation, avec un
changement de paradigme et une évolution des modèles d’entreprise. Musser et O’Reilly (2006) contextualisent le Web 2.0 de la
manière suivante : “the business revolution in the computer industry
caused by the move to the Internet as platform, and an attempt to
understand the rules for success on that new platform. Chief among
those rules is this: build applications that harness network effects to get
better the more people use them”. Cette phrase souvent reprise dans
les articles montre que le Web 2.0 est d’abord et avant tout pensé
à partir des propriétés d’Internet et que la masse critique d’utilisateurs est une des conditions de succès des applications, sousentendant dès lors les concepts de « foule », « many-to-many », de
« collectif », etc. Il est également commun de considérer que le Web
2.0 est une évolution du Web première génération appelé 1.0 mais
cela signifi e également que le Web 2.0 serait une phase de transition
vers un Web dit « 3.0 », appelé aussi parfois Web sémantique. On
serait alors en présence d’un stade d’évolution du Web qui ne serait
que transitoire vers le modèle idéal de l’entreprise agile. Pour revenir à notre recherche, les différences entre le Web 2.0 et le Web 1.0
sont synthétisées dans le tableau ci-dessous.
Le Web 2.0 ne peut se réduire à une technologie ou une partie d’un
SI tant il recouvre de nombreuses applications. De nombreuses
innovations apparaissent encore sous ce concept, que ce soit au
niveau des technologies, des langages de programmation, voire des
modèles d’affaires. Plusieurs applications matérialisent le concept
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