Introduction
5
à l’élaboration du Web et qui ont naturellement intérêt à s’inscrire en pionnier sur telle ou telle technologie, modèle d’affaire
ou usage pour établir durablement un avantage concurrentiel.
Il faut donc parvenir à faire le tri dans la défi nition du Web 2.0
entre d’un côté, les effets de mode, les révolutions qui n’en sont
pas, les argumentaires commerciaux, les modèles et théories réutilisés mais non revisités, et d’un autre côté, les évolutions technologiques majeures, les bouleversements dans les usages d’Internet et
des technologies de l’information, les évolutions qui impacteront
très fortement les fonctionnements des entreprises, leurs confi gurations organisationnelles, leurs modèles d’affaires et leurs stratégies.
IV. QUELQUES TENDANCES
Ces diffi cultés n’empêchent cependant pas d’observer quelques
tendances semblant dessiner les contours d’un Web de deuxième
génération.
Dans son numéro de février 2008, la revue Harvard Business Review
classait les technologies « collaboratives » (sites de réseaux sociaux,
mondes virtuels, jeux en réseaux, économie peer-to-peer, etc.)
comme l’une des 20 plus importantes évolutions dans le monde
des affaires. Une étude de The McKinsey Quarterly réalisée auprès
de managers en juin 2008 (cf. graphique ci-dessous) montre une
augmentation très signifi cative de l’utilisation des applications dites
du Web 2.0 dans les entreprises sur les 12 derniers mois (blogs, fl ux
RSS, plateformes wikis, etc.).
En 2006, l’entreprise Motorola comptait déjà 2 000 plateformes
wikis et 2 700 blogs (Scarff, 2006). Selon le cabinet d’études Forrester Research, le marché professionnel du Web 2.0 représentera
4,6 milliards de dollars en 2013.
Si les contours du Web 2.0 sont diffi ciles à défi nir ex nihilo, ces
chiffres montrent néanmoins une évolution du Web vers des
5
à l’élaboration du Web et qui ont naturellement intérêt à s’inscrire en pionnier sur telle ou telle technologie, modèle d’affaire
ou usage pour établir durablement un avantage concurrentiel.
Il faut donc parvenir à faire le tri dans la défi nition du Web 2.0
entre d’un côté, les effets de mode, les révolutions qui n’en sont
pas, les argumentaires commerciaux, les modèles et théories réutilisés mais non revisités, et d’un autre côté, les évolutions technologiques majeures, les bouleversements dans les usages d’Internet et
des technologies de l’information, les évolutions qui impacteront
très fortement les fonctionnements des entreprises, leurs confi gurations organisationnelles, leurs modèles d’affaires et leurs stratégies.
IV. QUELQUES TENDANCES
Ces diffi cultés n’empêchent cependant pas d’observer quelques
tendances semblant dessiner les contours d’un Web de deuxième
génération.
Dans son numéro de février 2008, la revue Harvard Business Review
classait les technologies « collaboratives » (sites de réseaux sociaux,
mondes virtuels, jeux en réseaux, économie peer-to-peer, etc.)
comme l’une des 20 plus importantes évolutions dans le monde
des affaires. Une étude de The McKinsey Quarterly réalisée auprès
de managers en juin 2008 (cf. graphique ci-dessous) montre une
augmentation très signifi cative de l’utilisation des applications dites
du Web 2.0 dans les entreprises sur les 12 derniers mois (blogs, fl ux
RSS, plateformes wikis, etc.).
En 2006, l’entreprise Motorola comptait déjà 2 000 plateformes
wikis et 2 700 blogs (Scarff, 2006). Selon le cabinet d’études Forrester Research, le marché professionnel du Web 2.0 représentera
4,6 milliards de dollars en 2013.
Si les contours du Web 2.0 sont diffi ciles à défi nir ex nihilo, ces
chiffres montrent néanmoins une évolution du Web vers des
