126 L’impact du Web 2.0 sur les organisations
donc un facteur stratégique critique – encore davantage que dans
le modèle « 1.0 » – et ce quel que soit le secteur d’activité ou la
fi lière (de la fi nance à l’industrie, des collectivités territoriales aux
laboratoires de recherche).
Quels sont les défi s lancés aux systèmes d’information, issus des
constats faits dans les parties précédentes de ce rapport ? Quels
sont les leviers qui peuvent aider à piloter le nuage ? Nous allons ici
en aborder quatre : le pilotage multidimensionnel et les référentiels
enrichis ; la gestion des communautés ; la gestion de l’organisation,
des droits et de la gouvernance de l’information, et fi nalement le
pilotage des capacités organisationnelles.
LE PILOTAGE MULTIDIMENSIONNEL ET LES RÉFÉRENTIELS ENRICHIS
La modélisation des organisations repose actuellement majoritairement sur des représentations de deux types.
D’une part, des modélisations à vocation managériale : ces modèles
de haut niveau permettent d’expliciter différentes logiques de management (organisation hiérarchique, organisation matricielle, mode
projet, réseaux, etc.) (Ferrary et al., 2004). Si elles prennent bien en
compte les règles de pouvoir (« qui a autorité sur qui et dans quel
contexte »), elles ne permettent pas une structuration convenable des
mesures, ni des consolidations multiniveaux effectives à l’échelle d’un
groupe. En effet, ces représentations ne garantissent ni la complétude
(les mesures couvrent-elles toute l’entreprise ou seulement quelques
zones ?), ni la non-redondance des mesures (n’a-t-on pas pris en
compte deux fois la même mesure ?). Par exemple, une dépense peut
apparaître dans le cadre d’un projet et d’un service. Les traitements
font encore beaucoup appel à des opérations manuelles (par exemple,
relevés de dépenses sur un projet) et non homogènes (les regroupements peuvent être différents d’un projet à un autre).
D’autre part, des modèles multidimensionnels (Gouarné, 1998) :
ces modèles sont destinés à gérer des quantités d’informations
donc un facteur stratégique critique – encore davantage que dans
le modèle « 1.0 » – et ce quel que soit le secteur d’activité ou la
fi lière (de la fi nance à l’industrie, des collectivités territoriales aux
laboratoires de recherche).
Quels sont les défi s lancés aux systèmes d’information, issus des
constats faits dans les parties précédentes de ce rapport ? Quels
sont les leviers qui peuvent aider à piloter le nuage ? Nous allons ici
en aborder quatre : le pilotage multidimensionnel et les référentiels
enrichis ; la gestion des communautés ; la gestion de l’organisation,
des droits et de la gouvernance de l’information, et fi nalement le
pilotage des capacités organisationnelles.
LE PILOTAGE MULTIDIMENSIONNEL ET LES RÉFÉRENTIELS ENRICHIS
La modélisation des organisations repose actuellement majoritairement sur des représentations de deux types.
D’une part, des modélisations à vocation managériale : ces modèles
de haut niveau permettent d’expliciter différentes logiques de management (organisation hiérarchique, organisation matricielle, mode
projet, réseaux, etc.) (Ferrary et al., 2004). Si elles prennent bien en
compte les règles de pouvoir (« qui a autorité sur qui et dans quel
contexte »), elles ne permettent pas une structuration convenable des
mesures, ni des consolidations multiniveaux effectives à l’échelle d’un
groupe. En effet, ces représentations ne garantissent ni la complétude
(les mesures couvrent-elles toute l’entreprise ou seulement quelques
zones ?), ni la non-redondance des mesures (n’a-t-on pas pris en
compte deux fois la même mesure ?). Par exemple, une dépense peut
apparaître dans le cadre d’un projet et d’un service. Les traitements
font encore beaucoup appel à des opérations manuelles (par exemple,
relevés de dépenses sur un projet) et non homogènes (les regroupements peuvent être différents d’un projet à un autre).
D’autre part, des modèles multidimensionnels (Gouarné, 1998) :
ces modèles sont destinés à gérer des quantités d’informations
