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Perspectives
pour un management en 2.0
Dans cette partie, nous allons tout d’abord éclairer les lieux
communs sur les relations entre hiérarchie, communauté et émergence, pour tenter d’identifi er ce que les pratiques 2.0 induisent
dans l’organisation et sa gouvernance.
Ensuite, nous formulerons ce qui nous semble représenter les principaux défi s pour les managers et les organisations.
Enfi n, nous proposerons 4 champs prioritaires de transformation
pour les systèmes d’information des organisations qui souhaitent
s’ouvrir au 2.0.
I. LA HIÉRARCHIE, LA COMMUNAUTÉ, L’ÉMERGENT :
TROIS FAUSSES ÉVIDENCES REVISITÉES
Tout d’abord, hiérarchie et communauté ne s’opposent pas :
tout groupe social soucieux d’action se dote, de manière émergente
ou planifi ée, d’une structure. Les systèmes communautaires sont
apparemment moins hiérarchisés, mais cela ne signifi e pas qu’ils
soient moins structurés : les mécanismes de coordination à l’œuvre
sont seulement différents, et les structures en question sont plus
souples et davantage susceptibles d’évolution et d’adaptation. Là
encore, il serait hasardeux de considérer que ces capacités d’adaptation seraient vertueuses en elles-mêmes : il a été depuis longtemps démontré que l’environnement des organisations n’est pas
un contexte extérieur auquel les structures devraient s’adapter mais
un ensemble d’institutions, d’organisations, de systèmes de normes
Perspectives
pour un management en 2.0
Dans cette partie, nous allons tout d’abord éclairer les lieux
communs sur les relations entre hiérarchie, communauté et émergence, pour tenter d’identifi er ce que les pratiques 2.0 induisent
dans l’organisation et sa gouvernance.
Ensuite, nous formulerons ce qui nous semble représenter les principaux défi s pour les managers et les organisations.
Enfi n, nous proposerons 4 champs prioritaires de transformation
pour les systèmes d’information des organisations qui souhaitent
s’ouvrir au 2.0.
I. LA HIÉRARCHIE, LA COMMUNAUTÉ, L’ÉMERGENT :
TROIS FAUSSES ÉVIDENCES REVISITÉES
Tout d’abord, hiérarchie et communauté ne s’opposent pas :
tout groupe social soucieux d’action se dote, de manière émergente
ou planifi ée, d’une structure. Les systèmes communautaires sont
apparemment moins hiérarchisés, mais cela ne signifi e pas qu’ils
soient moins structurés : les mécanismes de coordination à l’œuvre
sont seulement différents, et les structures en question sont plus
souples et davantage susceptibles d’évolution et d’adaptation. Là
encore, il serait hasardeux de considérer que ces capacités d’adaptation seraient vertueuses en elles-mêmes : il a été depuis longtemps démontré que l’environnement des organisations n’est pas
un contexte extérieur auquel les structures devraient s’adapter mais
un ensemble d’institutions, d’organisations, de systèmes de normes
