114 L’impact du Web 2.0 sur les organisations
Collaboration et gestion des SI
La vague de diffusion des ERP à partir des années 90 et son
effet parfois dévastateur sur les organisations ont montré le caractère centralisateur des entreprises sur la conception et la gestion
des SI, génération 1.0. Néanmoins, a rapidement succédé à cette
vague un mouvement de quasi-réappropriation des SI par les opérationnels, traduit par la mise en place de solutions d’interfaçage
d’applications locales (sur la base de technologies 1.0). Inversement,
la mise en place et la gestion des applications de Web 2.0 dans les
organisations restent souvent à l’initiative de l’entreprise lorsque
ces applications contribuent à la création de valeur. Autrement dit,
l’entreprise reconfi gure en permanence sa chaîne de valeur et continue de conserver le contrôle des applications qu’elle souhaite faire
participer à cette chaîne.
Il reste vrai, néanmoins, que les ERP ont mis les utilisateurs à
l’écart, ceux-ci restant souvent absents des processus de paramétrage, par exemple.
Finalement, il peut être diffi cile de comparer la collaboration 1.0
avec la collaboration 2.0 de façon aussi tranchée que ne le suggère l’approche du tableau précédent. Les outils et technologies du
Web 2.0 continuent autant que ceux du Web de première génération à être adossés à des philosophies gestionnaires et des conceptions de l’organisation. Les ruptures entre 1.0 et 2.0 se jouent donc
surtout au niveau de l’approche managériale, nous amenant à parler de management en univers 2.0 (cf. partie IV). C’est lorsque les
paradigmes managériaux, au service desquels se trouvent placés les
outils et technologies des SI, sont revisités que se produisent des
changements importants.
Collaboration et gestion des SI
La vague de diffusion des ERP à partir des années 90 et son
effet parfois dévastateur sur les organisations ont montré le caractère centralisateur des entreprises sur la conception et la gestion
des SI, génération 1.0. Néanmoins, a rapidement succédé à cette
vague un mouvement de quasi-réappropriation des SI par les opérationnels, traduit par la mise en place de solutions d’interfaçage
d’applications locales (sur la base de technologies 1.0). Inversement,
la mise en place et la gestion des applications de Web 2.0 dans les
organisations restent souvent à l’initiative de l’entreprise lorsque
ces applications contribuent à la création de valeur. Autrement dit,
l’entreprise reconfi gure en permanence sa chaîne de valeur et continue de conserver le contrôle des applications qu’elle souhaite faire
participer à cette chaîne.
Il reste vrai, néanmoins, que les ERP ont mis les utilisateurs à
l’écart, ceux-ci restant souvent absents des processus de paramétrage, par exemple.
Finalement, il peut être diffi cile de comparer la collaboration 1.0
avec la collaboration 2.0 de façon aussi tranchée que ne le suggère l’approche du tableau précédent. Les outils et technologies du
Web 2.0 continuent autant que ceux du Web de première génération à être adossés à des philosophies gestionnaires et des conceptions de l’organisation. Les ruptures entre 1.0 et 2.0 se jouent donc
surtout au niveau de l’approche managériale, nous amenant à parler de management en univers 2.0 (cf. partie IV). C’est lorsque les
paradigmes managériaux, au service desquels se trouvent placés les
outils et technologies des SI, sont revisités que se produisent des
changements importants.
