4.6. ESSAIS DE FATIGUE
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le plus courant et le moins cher) . Il faudra donc, pour réaliser un essai,
10
7
1500
= 6667min = 111h
soit quatre jours et demi. Si l'on ajoute à cela le caractère nettement dispersé des
essais, on se rend compte que l'établissement d'une seule courbe de Wöhler nécessite une longue campagne d'essais. Ceci explique que les résultats disponibles
en fatigue sont relativement peu nombreux.
Figure 4.17 Les essais de fatigue sont dispersés.
La seconde diculté est la dispersion des résultats, qui est illustrée en -
gure 4.17. Si l'on considère, comme le suggère la nature même de l'essai, que la
variable indépendante est la contrainte et que le nombre de cycles est la fonction, on peut, pour un même niveau de contrainte, obtenir des résultats aussi
diérents que
Essai 1 : 10
4
cycles
Essai 2 : 10
6
cycles
Essai 3 : pas de rupture après 10
7
cycles
ce qui est assez déconcertant. En revanche, on sait depuis longtemps que si
l'on considère la dispersion des contraintes pour une durée de vie donnée, on
obtient une distribution normale d'écart-type à peu près constant dans toute
la zone de fatigue élastique et raisonnable (g. 4.18). On peut donc tracer des
lignes d'équiprobabilité de rupture à hauteur constante par rapport à la courbe
médiane qui sert de référence. On se rend alors aisément compte qu'au voisinage
de la limite d'endurance, il est possible aussi bien d'avoir une rupture assez tôt
que de ne pas avoir de rupture.
Il reste une troisième diculté liée au fait que l'on s'intéresse à l'asymptote
de la courbe de Wöhler et que rien n'est plus dicile à estimer - que ce soit
graphiquement ou numériquement - qu'une asymptote. Pour porter remède à
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le plus courant et le moins cher) . Il faudra donc, pour réaliser un essai,
10
7
1500
= 6667min = 111h
soit quatre jours et demi. Si l'on ajoute à cela le caractère nettement dispersé des
essais, on se rend compte que l'établissement d'une seule courbe de Wöhler nécessite une longue campagne d'essais. Ceci explique que les résultats disponibles
en fatigue sont relativement peu nombreux.
Figure 4.17 Les essais de fatigue sont dispersés.
La seconde diculté est la dispersion des résultats, qui est illustrée en -
gure 4.17. Si l'on considère, comme le suggère la nature même de l'essai, que la
variable indépendante est la contrainte et que le nombre de cycles est la fonction, on peut, pour un même niveau de contrainte, obtenir des résultats aussi
diérents que
Essai 1 : 10
4
cycles
Essai 2 : 10
6
cycles
Essai 3 : pas de rupture après 10
7
cycles
ce qui est assez déconcertant. En revanche, on sait depuis longtemps que si
l'on considère la dispersion des contraintes pour une durée de vie donnée, on
obtient une distribution normale d'écart-type à peu près constant dans toute
la zone de fatigue élastique et raisonnable (g. 4.18). On peut donc tracer des
lignes d'équiprobabilité de rupture à hauteur constante par rapport à la courbe
médiane qui sert de référence. On se rend alors aisément compte qu'au voisinage
de la limite d'endurance, il est possible aussi bien d'avoir une rupture assez tôt
que de ne pas avoir de rupture.
Il reste une troisième diculté liée au fait que l'on s'intéresse à l'asymptote
de la courbe de Wöhler et que rien n'est plus dicile à estimer - que ce soit
graphiquement ou numériquement - qu'une asymptote. Pour porter remède à
