4.4. RÉSILIENCE
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c'est-à-dire l'aire sous la courbe de traction (g. 4.8). Comme la théorie de la
résistance des matériaux nous apprend que c'est l'énergie qui compte dans un
choc, on pourrait croire que c'est la ténacité qui entre en ligne de compte. Il
n'en est rien parce qu'en réalité, le courbe de la contrainte en fonction de la
déformation varie en fonction de la vitesse de déformation ˙
ε ainsi que l'illustre
la gure 4.9. La prévision de la résistance au choc nécessite donc des essais
Figure 4.9 La courbe (σ, ε) dépend de la vitesse de déformation.
propres.
4.4 Résilience
On appelle précisément résilience la propriété des matériaux à résister aux
chocs. Lors d'un choc mou, c'est-à-dire sans rebondissement, le corps frappé doit
absorber tout d'un coup une quantité importante d'énergie sous forme de travail
de déformation. L'essai de résilience a pour but de mesurer l'énergie menant à
la rupture d'une éprouvette entaillée. La gure 4.10 représente l'éprouvette
Figure 4.10 Éprouvette Mesnager (en U).
Mesnager, qui se caractérise par une entaille en U. On préfère à l'heure actuelle
l'éprouvette ISO en V, qui est représentée en gure 4.11. Ces éprouvettes sont
normalisées. Le dispositif d'essai le plus courant est le mouton de Charpy (g.
4.11) dont le principe est le suivant. Il s'agit d'un lourd pendule de masse M
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