13.4. VÉRIFICATION DES RIVETS
243
Figure 13.13 Bâillement d'une tôle rivée trop près de son bord et oxydation
consécutive.
13.4 Vérication des rivets
On utilise généralement des rivets légèrement plus doux que les matériaux à
assembler. Le principe est que la ruine de la rivure est moins grave que la ruine
des pièces assemblées.
13.4.1 Calcul à l'adhérence
Lorsque les rivets sont montés à chaud, ils se contractent en se refroidissant,
ce qui provoque un fort serrage des pièces assemblées. Des essais ont montré que
la contrainte dans le rivet dépasse toujours 70% de sa limite élastique et, pour
des rivets tendres, avoisine celle-ci [4, 58, 59, 86]. Il en résulte que l'assemblage
peut reprendre un eort important par frottement des pièces l'une sur l'autre.
Si σ est la contrainte dans le rivet, cet eort vaut
F = µ
πd
2
4
σ
où µ est le coecient de frottement. Pour des conditions favorables (tôles d'acier
doux nettoyées au chalumeau), on peut compter sur un coecient de frottement
µ = 0, 45. Notant alors ξ = µσ, on peut compter sur une valeur
ξ lim = 0, 7µR e (rivet)
(13.9)
Dès lors, si l'on dimensionne la rivure à l'adhérence, la sécurité d'une rivure à z
rivets et n surfaces de frottement (g. 13.14) soumise à une force F sera donnée
Figure 13.14 Deux surfaces de frottement.
par
s =
zn
πd
2
4 ξ lim
F
(13.10)
Comme en cas de glissement, il existe encore une réserve de résistance par cisaillement, la sécurité pourra être très limitée (jusqu'à s=1).
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Figure 13.13 Bâillement d'une tôle rivée trop près de son bord et oxydation
consécutive.
13.4 Vérication des rivets
On utilise généralement des rivets légèrement plus doux que les matériaux à
assembler. Le principe est que la ruine de la rivure est moins grave que la ruine
des pièces assemblées.
13.4.1 Calcul à l'adhérence
Lorsque les rivets sont montés à chaud, ils se contractent en se refroidissant,
ce qui provoque un fort serrage des pièces assemblées. Des essais ont montré que
la contrainte dans le rivet dépasse toujours 70% de sa limite élastique et, pour
des rivets tendres, avoisine celle-ci [4, 58, 59, 86]. Il en résulte que l'assemblage
peut reprendre un eort important par frottement des pièces l'une sur l'autre.
Si σ est la contrainte dans le rivet, cet eort vaut
F = µ
πd
2
4
σ
où µ est le coecient de frottement. Pour des conditions favorables (tôles d'acier
doux nettoyées au chalumeau), on peut compter sur un coecient de frottement
µ = 0, 45. Notant alors ξ = µσ, on peut compter sur une valeur
ξ lim = 0, 7µR e (rivet)
(13.9)
Dès lors, si l'on dimensionne la rivure à l'adhérence, la sécurité d'une rivure à z
rivets et n surfaces de frottement (g. 13.14) soumise à une force F sera donnée
Figure 13.14 Deux surfaces de frottement.
par
s =
zn
πd
2
4 ξ lim
F
(13.10)
Comme en cas de glissement, il existe encore une réserve de résistance par cisaillement, la sécurité pourra être très limitée (jusqu'à s=1).
