7.3. FATIGUE DES ROULEMENTS
101
Figure 7.10 Butée à simple eet.
reprendre des eorts axiaux dans un seul sens. la gure 7.11 représente une
butée à double eet, c'est-à-dire capable de reprendre un eort axial dans les
deux sens. Il existe également des butées à rouleaux.
Figure 7.11 Butée à double eet.
7.3 Fatigue des roulements
Considérons un roulement tournant sous une charge donnée de direction xe.
L'expérience montre qu'après un certain temps de fonctionnement (heureusement assez long si le roulement est bien dimensionné), le roulement commence à
émettre un bruit caractéristique que l'on considère généralement comme le signe
de sa défaillance. L'origine de ce bruit est le phénomène d'écaillage, dont voici
la genèse. Les éléments roulants font supporter aux pistes des eorts répétés et,
comme nous l'avons vu lors de l'étude du contact hertzien, cela provoque à une
certaine profondeur un cisaillement alterné. À l'issue d'un certain nombre de
cycles, il arrive qu'une ssure se forme en un point faible. Petit à petit, cette
ssure se propage jusqu'à la surface et on assiste à la formation d'une écaille
qui se détache, laissant sur la piste un cratère. Les éléments roulants, en passant
sur ce cratère, subissent des accélérations qui sont à l'origine du bruit dont nous
avons parlé (g. 7.12).
Le phénomène d'écaillage est inévitable et se produit d'autant plus vite que
la charge est plus élevée. Les roulements ont donc une durée de vie nie, que l'on
note L, et qui se compte en nombre de cycles, c'est-à-dire en nombre de tours de
l'arbre. Malheureusement, ce nombre de cycles avant écaillage sous une charge
donnée est très dispersé, ce qui complique l'analyse. Des études statistiques
ont été menées de longue date par les constructeurs de roulements et elles ont
conduit à une courbe de probabilité de survie dont la forme est représentée en
gure 7.13.
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Figure 7.10 Butée à simple eet.
reprendre des eorts axiaux dans un seul sens. la gure 7.11 représente une
butée à double eet, c'est-à-dire capable de reprendre un eort axial dans les
deux sens. Il existe également des butées à rouleaux.
Figure 7.11 Butée à double eet.
7.3 Fatigue des roulements
Considérons un roulement tournant sous une charge donnée de direction xe.
L'expérience montre qu'après un certain temps de fonctionnement (heureusement assez long si le roulement est bien dimensionné), le roulement commence à
émettre un bruit caractéristique que l'on considère généralement comme le signe
de sa défaillance. L'origine de ce bruit est le phénomène d'écaillage, dont voici
la genèse. Les éléments roulants font supporter aux pistes des eorts répétés et,
comme nous l'avons vu lors de l'étude du contact hertzien, cela provoque à une
certaine profondeur un cisaillement alterné. À l'issue d'un certain nombre de
cycles, il arrive qu'une ssure se forme en un point faible. Petit à petit, cette
ssure se propage jusqu'à la surface et on assiste à la formation d'une écaille
qui se détache, laissant sur la piste un cratère. Les éléments roulants, en passant
sur ce cratère, subissent des accélérations qui sont à l'origine du bruit dont nous
avons parlé (g. 7.12).
Le phénomène d'écaillage est inévitable et se produit d'autant plus vite que
la charge est plus élevée. Les roulements ont donc une durée de vie nie, que l'on
note L, et qui se compte en nombre de cycles, c'est-à-dire en nombre de tours de
l'arbre. Malheureusement, ce nombre de cycles avant écaillage sous une charge
donnée est très dispersé, ce qui complique l'analyse. Des études statistiques
ont été menées de longue date par les constructeurs de roulements et elles ont
conduit à une courbe de probabilité de survie dont la forme est représentée en
gure 7.13.
