8 • Environnement
et développement durable
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8.3 Analyse du cycle de vie (ACV)
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
– L’eutrophisation rend compte essentiellement des émissions de
composés azotés ou phosphorés liés à la chaîne alimentaire. La mesure
de cet impact s’effectue soit au travers de la mesure des émissions
d’éléments azotés soit au travers de la mesure des NO x émis. Ici, nous
considérerons les émissions de composés phosphorés données en
kgPO 4 eq par kg d’émission, sachant qu’il existe une équivalence entre
les différents types d’émissions.
I L’éco-indicateur EI’99
Les catégories d’impacts introduites précédemment permettent d’évaluer l’impact de tout procédé par rapport à une catégorie précise
d’impacts. Il est tentant de rechercher à définir un éco-indicateur absolu
qui représente une moyenne pondérée de ces différents impacts partiels
afin de représenter l’impact global d’un procédé sur l’environnement.
L’éco-indicateur EI’99 conçu privilégie trois types d’impacts : sur la santé
humaine, sur l’équilibre de l’écosystème et enfin sur l’épuisement des
ressources naturelles. Il faut être prudent sur son utilisation car il
dépend bien entendu des coefficients de la pondération retenue pour le
définir. Un autre éco-indicateur pourrait conduire à des résultats différents. Cet éco-indicateur va être utilisé dans l’étude de cas suivante.
8.3.2 Une étude de cas de cogénération au biogaz
À titre d’illustration, nous allons appliquer les démarches précédentes à
la comparaison d’un procédé de cogénération (production d’électricité
et de chaleur) au biogaz à une solution conventionnelle. La cogénération
apparaît en effet comme un procédé susceptible de limiter les émissions
de GES. En effet, en hiver des pics de consommation énergétique correspondant aux consommations combinées de chaleur et d’électricité
dans l’habitat apparaissent. Ces pics de consommation pourraient être
satisfaits par des unités de cogénération qui fourniraient la chaleur et
l’électricité aux heures de pointe avec un rendement global (chaleur – ou
froid – plus électricité) supérieur à 0,7. Nous avons vu plus haut que le
rendement exergétique était nettement moins élevé et il faut être prudent. Les outils développés plus haut vont permettre de mesurer
l’impact environnemental d’un tel procédé et de le comparer à celui
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