5 • Cycles
thermodynamiques
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5.3 Les cycles moteurs à gaz
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Le fluide aspiré en 1 est l’air seul qui est comprimé adiabatiquement
jusqu’en 2. Le rapport volumétrique de compression peut être plus élevé
que dans le cycle de Beau de Rochas dans la mesure où il n’y a plus risque d’auto-allumage. La température en 2 sera plus élevée que dans le
cycle de Beau de Rochas. En 2, le combustible est injecté sous haute
pression et le mélange air-combustible s’enflamme spontanément vu la
haute température atteinte en 2. Alors que, dans le cycle de Beau de
Rochas, la combustion était quasi instantanée, donc pouvait être supposée isochore; dans le cycle de Diesel, la pulvérisation du combustible, la
formation du mélange air-combustible et l’auto-allumage sont des
opérations plus lentes si bien que durant la combustion, le piston a le
temps de se déplacer et nous supposons que la pression reste constante
(Figure 5.28). La fin du cycle est identique à ce qu’elle était pour le cycle
de Beau de Rochas :
– une détente (supposée adiabatique et réversible) des gaz brûlés et de
l’air en excès;
– une détente irréversible, obtenue par ouverture de la soupape d’échappement, vers l’atmosphère.
Figure 5.28 – Représentation d’un cycle de Diesel
dans un diagramme (P, v) et (T, s).
1
2
v
s
2
3
4
1
T
P
3
4
P = cte
T sc
T sf
v = cte
s = c t e
s
=
c
t
e
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