3 • Propriétés
des corps purs
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3.5 Changements de phase
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
où ∆h v est la chaleur latente massique et ∆H v est la chaleur latente
molaire.
Si l’on suppose que ∆H est une constante indépendante de la température, alors on peut intégrer l’équation [3.62] et on obtient :
[3.63]
où A et B sont des constantes
. Antoine a proposé une
modification à la forme simplifiée de la loi de Clapeyron :
[3.64]
où A, B et C sont des constantes. Cette formule est appelée équation
d’Antoine. Lorsque C = 0, on retrouve la forme simplifiée de la loi de
Clapeyron.
I Estimation des chaleurs latentes
Lorsqu’on ne dispose pas des tables donnant les chaleurs latentes, on
peut les estimer grossièrement en utilisant quelques lois ou règles phénoménologiques.
C’est ainsi que pour la chaleur latente de vaporisation, la règle de Trouton prédit que la chaleur latente de vaporisation est proportionnelle à la
température du point d’ébullition à pression atmosphérique :
[3.65]
où T eb.n est la température d’ébullition normale (en degrés K) ou température d’ébullition à pression atmosphérique et ∆H v est en kJ/kmol.
K = 88 kJ/kmol.K pour les liquides non polaires.
K = 109 kJ/kmol.K pour les liquides polaires (eau, alcools).
La précision de la règle de Trouton n’est que de 30 %. Néanmoins, c’est
un bon point de repère pour un fluide dont on ne connaît absolument
ln
B
P A
T
= -
v
H
B
R
Ê
ˆ
D
=
Á
˜
Ë
¯
ln
B
P A
T C
= - +
eb.n
v
H
KT
D
=
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