L’ÉNERGIE GRISE DES MATÉRIAUX ET DES OUVRAGES
LES GuIDES
BIo-TECh
09
• choisir des principes de mise en œuvre
à faible énergie grise : préfabriquer,
calepiner en fonction des surfaces et des
produits, choisir des principes de pose
permettant la séparabilité des matériaux
en fin de vie ;
> Réalisation :
• être attentif à la consommation d’énergie
sur le chantier, dans une démarche globale
de chantier à faibles nuisances,
• convaincre le maître d’ouvrage de l’intérêt
de se donner et de donner le temps de
bien faire pour éviter les malfaçons et les
reprise,
• utiliser les accidents de fabrication comme
source d’inspiration plutôt que de tout
faire refaire ;
> Exploitation :
• le choix et la mise en œuvre des matériaux
et équipements de remplacement des éléments en fin de vie ou dégradés doivent
être effectués avec le même soin et les
mêmes exigences en énergie grise que
ceux des éléments d’origine,
• sensibiliser le maître d’ouvrage et les usagers et rechercher avec eux des solutions
de type « rustine » esthétiquement acceptables pour éviter par exemple de devoir
refaire à neuf tout un revêtement ;
> Fin de vie :
• faire un diagnostic déchets avant la
démolition et rechercher des solutions de
valorisation matière pour un maximum
de déchets, soit sur place, soit dans des
filières appropriées avec le moins de transformation possible.
La démarche d’optimisation de l’énergie
grise est un outil complémentaire d’aide
à la décision qui contribue à faire évoluer
nos métiers. Elle dépasse largement les
simples calculs pour poser des questions de
société, d’usage, de durée de vie, de qualité
de l’architecture, de confort, de patrimoine, de
culture, de territoire, de savoir-faire, d’esthétique… Comme la démarche de réduction des
consommations d’énergie en exploitation et
plus largement des impacts environnementaux
du bâtiment, la prise en compte de l’énergie
grise change notre regard sur les projets et
nous conduit à nous reposer des questions
fondamentales.
Précédent

- 9/132

Suivant