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> Le choix d’une base de données s’effectue
en fonction du stade du projet et du type
d’outil utilisé. Il est surtout important
pour faire des comparaisons, soit d’utiliser
des données issues d’une même base, soit
de bases différentes mais avec des calculs
intermédiaires pour avoir des valeurs d’énergie correspondant à la même définition.
> Pour calculer l’énergie grise d’un bâtiment,
il existe des outils et logiciels. On en distingue deux types :
• les outils utilisant une seule base de données : généralement Ecoinvent ou KBOB
basée sur Ecoinvent,
• les outils utilisant plusieurs bases de
données : par exemple les outils ayant
fait le choix de la base de données INIES.
Celle-ci ne comportant pas assez de composants ou matériaux est complétée par
des données fabricants, les EPD, les PEP,
Ecoinvent, des calculs internes…
> Le choix d’un logiciel est lié à :
• la phase d’étude du projet. En phase esquisse par exemple, l’outil doit être simple
et peu consommateur de temps. La précision n’est pas recherchée mais uniquement
les ordres de grandeur,
• la possibilité de modéliser et comparer
simplement plusieurs variantes,
• la lisibilité et la pédagogie de la présentation des résultats,
• la transparence sur les sources des données
et la possibilité d’intégrer des produits
nouveaux,
• la facilité de prise en main et le coût.
Enfin, à ce stade de maturité du sujet de
l’énergie grise, l’important est aujourd’hui,
plus que d’avoir des calculs très précis, de
permettre aux acteurs d’un projet de se poser
les questions les plus pertinentes et de faire
des choix judicieux sans idées préconçues.
Quelles pistes pour minimiser
l’énergie grise ?
> Programmation :
• en programmation urbaine, travailler la
densité pour limiter l’étalement urbain,
en créant un véritable cadre de vie avec
une mixité fonctionnelle et sociale et
des « respirations » pour les activités
récréatives afin d’éviter de générer des
transports supplémentaires des habitants
pour « s’évader »,
• en programmation architecturale, favoriser
la mixité fonctionnelle, la mutualisation
des usages, optimiser les surfaces et
volumes par rapport aux usages et à la
qualité des espaces, limiter le nombre de
places de parking, se poser la question de
la réhabilitation plutôt que de la construction neuve, réfléchir à l’adaptabilité du
bâtiment ;
> Conception :
• prendre le temps de la réflexion. Faire une
architecture de qualité, belle pour qu’on
s’y sente bien et qu’on ait envie de la
conserver et durable par ses matériaux et
sa robustesse,
• limiter la quantité de matériaux à mettre
en œuvre par une efficacité du plan, de la
forme, des principes constructifs permettant des évolutions des usages, des choix
esthétiques,
• choisir des matériaux à faible énergie
grise : comparer des matériaux avec les
bases de données, utiliser des matériaux
fabriqués à partir de matières premières
recyclées, des matériaux biosourcés, des
matériaux locaux, faire du réemploi,
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