D’autres sources peuvent être issues directement de cultures énergétiques dédiées mais cela pose la
question de la concurrence des sols avec l’agriculture. Certains résidus de récoltes peuvent aussi être valorisés,
mais il faut tenir compte des usages traditionnels qui peuvent être tout aussi importants comme l’alimentation
du bétail ou l’amendement des sols.
Enfin, il existe également les déchets ménagers ou assimilés (issus des activités tertiaires) que les
municipalités doivent collecter et traiter. Une des valorisations les plus rentables qui se propage dans plusieurs
villes d’Afrique est la fabrication de briquettes à partir des poussières de charbon de bois, une fois la logistique
amont et aval mise en place, une unité peut produire plusieurs tonnes de briquettes reconstituées par jour.
Ces nombreuses sources de biomasse
peuvent être transformées selon différents
procédés le plus souvent par combustion,
mais aussi par méthanisation, ou
cogénération pour produire de l’électricité.
Comme un des enjeux majeurs de la
biomasse est la logistique, les productions
doivent être adaptées à la localisation des
gisements et des foyers de consommation.
C’est pour cela que la biomasse offre des
opportunités d’électrification rurale hors
réseau ou pour des mini réseaux ruraux.
Un manuel des bonnes pratiques a été
réalisé par SNV (ONG hollandaise
spécialisée dans les bioénergies) en 2014
7
.
Le biogaz
Si la biomasse lignine est destinée aux valorisations thermochimiques telles que la combustion, l’autre
gisement important est la biomasse glucidique qui est fermentescible (ou hydrolysable). Ces sources
organiques peuvent alimenter des productions de compost pour amender les cultures mais sont également
méthanisées pour produire du biogaz.
Après avoir participé à la généralisation du biogaz rural en Asie, l’ONG SNV a développé des
programmes nationaux dans 5 pays Africains (Burkina Faso, éthiopie, Kenya, Ouganda, Tanzanie), avec à ce
jour plus de 40.000 bio-digesteurs installés
8
.
Alimentés essentiellement par des déjections animales (bouse de vache, fumier de porcs) et humaines
mélangées à de l’eau, les bio-digesteurs domestiques fournissent tous les besoins en cuisson des ménages et
parfois en éclairage (lampes à gaz) et génèrent ainsi une économie de temps liée à la collecte fastidieuse du
bois ou d’argent si le bois est acheté. Ces installations, d’une durée de vie de vingt ans contribuent à la réduction
de la consommation de bois et à la fertilisation des sols avec la production de digestat, un engrais organique
stabilisé résultant de la méthanisation.
Comme pour les combustibles solides, la méthanisation peut également être promue au sein d’ exploitations
agro-industrielles (élevages, effluents liquides comme la drêche des brasseries…) et ainsi produire de l’ électricité.
7 http://www.snvworld.org/en/redd/publications/biomass-waste-to-energy-toolkit-for-development-practitioners
8 http://africabiogas.org/fr
http://www.snvworld.org/files/publications/biogaz_a_des_fins_domestiques_prisme_snv_iepf.pdf
adea
L’Énergie en Afrique à l’horizon 2050
• 90 •
question de la concurrence des sols avec l’agriculture. Certains résidus de récoltes peuvent aussi être valorisés,
mais il faut tenir compte des usages traditionnels qui peuvent être tout aussi importants comme l’alimentation
du bétail ou l’amendement des sols.
Enfin, il existe également les déchets ménagers ou assimilés (issus des activités tertiaires) que les
municipalités doivent collecter et traiter. Une des valorisations les plus rentables qui se propage dans plusieurs
villes d’Afrique est la fabrication de briquettes à partir des poussières de charbon de bois, une fois la logistique
amont et aval mise en place, une unité peut produire plusieurs tonnes de briquettes reconstituées par jour.
Ces nombreuses sources de biomasse
peuvent être transformées selon différents
procédés le plus souvent par combustion,
mais aussi par méthanisation, ou
cogénération pour produire de l’électricité.
Comme un des enjeux majeurs de la
biomasse est la logistique, les productions
doivent être adaptées à la localisation des
gisements et des foyers de consommation.
C’est pour cela que la biomasse offre des
opportunités d’électrification rurale hors
réseau ou pour des mini réseaux ruraux.
Un manuel des bonnes pratiques a été
réalisé par SNV (ONG hollandaise
spécialisée dans les bioénergies) en 2014
7
.
Le biogaz
Si la biomasse lignine est destinée aux valorisations thermochimiques telles que la combustion, l’autre
gisement important est la biomasse glucidique qui est fermentescible (ou hydrolysable). Ces sources
organiques peuvent alimenter des productions de compost pour amender les cultures mais sont également
méthanisées pour produire du biogaz.
Après avoir participé à la généralisation du biogaz rural en Asie, l’ONG SNV a développé des
programmes nationaux dans 5 pays Africains (Burkina Faso, éthiopie, Kenya, Ouganda, Tanzanie), avec à ce
jour plus de 40.000 bio-digesteurs installés
8
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Alimentés essentiellement par des déjections animales (bouse de vache, fumier de porcs) et humaines
mélangées à de l’eau, les bio-digesteurs domestiques fournissent tous les besoins en cuisson des ménages et
parfois en éclairage (lampes à gaz) et génèrent ainsi une économie de temps liée à la collecte fastidieuse du
bois ou d’argent si le bois est acheté. Ces installations, d’une durée de vie de vingt ans contribuent à la réduction
de la consommation de bois et à la fertilisation des sols avec la production de digestat, un engrais organique
stabilisé résultant de la méthanisation.
Comme pour les combustibles solides, la méthanisation peut également être promue au sein d’ exploitations
agro-industrielles (élevages, effluents liquides comme la drêche des brasseries…) et ainsi produire de l’ électricité.
7 http://www.snvworld.org/en/redd/publications/biomass-waste-to-energy-toolkit-for-development-practitioners
8 http://africabiogas.org/fr
http://www.snvworld.org/files/publications/biogaz_a_des_fins_domestiques_prisme_snv_iepf.pdf
adea
L’Énergie en Afrique à l’horizon 2050
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