Dans son dernier rapport sur l’énergie en Afrique, l’AIE estime qu’en 2040 la demande en bioénergies
aura augmenté de 40 % alors que 650 Millions d’africains continueront à utiliser la biomasse de façon
inefficace et dangereuse pour la santé.
Impacts de l’usage traditionnel du bois-énergie
Le bois-énergie est une des causes majeures de la déforestation en Afrique et dans le cas où les
émissions liées à la consommation de la biomasse ne sont pas compensées par la croissance naturelle de la
ressource, la biomasse ne peut pas être considérée comme une source d’énergie renouvelable et contribue
aux émissions de gaz à effet de serre.
La déforestation et la dégradation des
forêts en Afrique sont actuellement associées à
l’ expansion des activités de subsistance (agriculture
et énergie) et sont largement concentrées autour
des zones densément peuplées. Le taux de
déforestation dans le bassin du Congo a doublé au
cours de la dernière décennie, alors que plus de
90 % du volume total de bois récolté servirait de
bois de feu
3 .
Ce phénomène est aggravé par l’inefficacité de procédés traditionnels tout au long de la chaîne de
valeur, que ce soit au niveau de la carbonisation du bois, de la distribution ou de la consommation finale.
Les fours et foyers de cuisson traditionnels (consistant parfois uniquement de trois pierres au sol)
habituellement utilisés en Afrique ont des rendements faibles et produisent des fumées nocives du fait d’une
combustion non optimisée, entraînant à long terme des problèmes respiratoires et des décès. Les niveaux de
particules émises par la combustion de la biomasse solide dans les foyers sont dix à cinquante fois supérieurs
aux valeurs prescrites par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Il a été prouvé que la pollution de l’air
intérieur causée par l’utilisation de combustibles solides avait pour conséquence des maladies comme la
pneumonie infantile (REF). Cet usage serait responsable d’environ 1,6 million de décès par an selon l’OMS
4 .
Accès à l’énergie et biomasse moderne
Le groupe consultatif sur l’énergie et le changement climatique de l’ONU a défini trois niveaux de
besoins en énergie (voir figure ci-dessous réalisée par Enea Consulting
5 ). Outre certains usages de l’électricité,
les besoins fondamentaux sont la cuisson et le chauffage dans les pays où le climat le rend indispensable.
Ces deux besoins sont le plus souvent comblés par l’usage de la biomasse.
3 http://www.profor.info/sites/profor.info/files/docs/Dynamiques-deforestation-Congo-FR-resume.pdf
4 http://www.who.int/mediacentre/news/statements/2004/statement5/fr/
5 http://www.enea-consulting.com/wp-content/uploads/ENEA-Consulting-Lacc%C3%A8s-%C3%A0-l%C3%A9nergie.pdf
adea
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aura augmenté de 40 % alors que 650 Millions d’africains continueront à utiliser la biomasse de façon
inefficace et dangereuse pour la santé.
Impacts de l’usage traditionnel du bois-énergie
Le bois-énergie est une des causes majeures de la déforestation en Afrique et dans le cas où les
émissions liées à la consommation de la biomasse ne sont pas compensées par la croissance naturelle de la
ressource, la biomasse ne peut pas être considérée comme une source d’énergie renouvelable et contribue
aux émissions de gaz à effet de serre.
La déforestation et la dégradation des
forêts en Afrique sont actuellement associées à
l’ expansion des activités de subsistance (agriculture
et énergie) et sont largement concentrées autour
des zones densément peuplées. Le taux de
déforestation dans le bassin du Congo a doublé au
cours de la dernière décennie, alors que plus de
90 % du volume total de bois récolté servirait de
bois de feu
3 .
Ce phénomène est aggravé par l’inefficacité de procédés traditionnels tout au long de la chaîne de
valeur, que ce soit au niveau de la carbonisation du bois, de la distribution ou de la consommation finale.
Les fours et foyers de cuisson traditionnels (consistant parfois uniquement de trois pierres au sol)
habituellement utilisés en Afrique ont des rendements faibles et produisent des fumées nocives du fait d’une
combustion non optimisée, entraînant à long terme des problèmes respiratoires et des décès. Les niveaux de
particules émises par la combustion de la biomasse solide dans les foyers sont dix à cinquante fois supérieurs
aux valeurs prescrites par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Il a été prouvé que la pollution de l’air
intérieur causée par l’utilisation de combustibles solides avait pour conséquence des maladies comme la
pneumonie infantile (REF). Cet usage serait responsable d’environ 1,6 million de décès par an selon l’OMS
4 .
Accès à l’énergie et biomasse moderne
Le groupe consultatif sur l’énergie et le changement climatique de l’ONU a défini trois niveaux de
besoins en énergie (voir figure ci-dessous réalisée par Enea Consulting
5 ). Outre certains usages de l’électricité,
les besoins fondamentaux sont la cuisson et le chauffage dans les pays où le climat le rend indispensable.
Ces deux besoins sont le plus souvent comblés par l’usage de la biomasse.
3 http://www.profor.info/sites/profor.info/files/docs/Dynamiques-deforestation-Congo-FR-resume.pdf
4 http://www.who.int/mediacentre/news/statements/2004/statement5/fr/
5 http://www.enea-consulting.com/wp-content/uploads/ENEA-Consulting-Lacc%C3%A8s-%C3%A0-l%C3%A9nergie.pdf
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