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L’Énergie en Afrique à l’horizon 2050
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Zoom n°1
La biomasse en Afrique
Par Mathieu Gobin, Ingénieur Project Manager, Etc Terra
Si l’électricité et les carburants sont assimilés
à l’énergie dite « moderne », l’énergie dite
« traditionnelle » est essentiellement basée sur l’usage
de la biomasse, d’origine végétale (bois, résidus
agricoles…) ou animale (fumiers notamment dans les
zones sahéliennes). En Afrique, la biomasse
représente encore 57 % de l’énergie consommée en
2011, quatre africains sur cinq ont recours au boisénergie (bois ou charbon de bois) pour la cuisson
1 .
La part de la biomasse dans le mix énergétique est très variable selon les pays, dans la zone CEDEAO
elle est estimée à plus de 80 %, alors qu’elle est de moins de 20 % en Afrique du Sud ou dans les pays d’Afrique
du Nord.
La croissance de la population en Afrique
engendre une augmentation tendancielle de cet
usage. L’exode rural y participe également en
substituant le charbon de bois au bois et aux
résidus agricoles utilisés dans les villages. En effet,
la carbonisation traditionnelle du bois, le plus
souvent issue d’activités informelles, réduit
l’ efficacité de l’usage du bois-énergie
2 et aggrave les
dégradations des forêts.
1 http://www.iea.org/publications/freepublications/publication/africa-energy-outlook.html
2 Le faible rendement du four à charbon traditionnel en terre signifie qu’environ 7 kg de bois sont nécessaires pour produire un kg de
charbon, soit moins de 15% de rendement.
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