adea
Résumé et recommandations
• 7 •
Résumé et Recommandations
Le temps de l’Afrique
L’Afrique est en marche. Continent jeune et plein d’espoir, ses 54 pays constituent une zone de
développement au potentiel immense. Plusieurs de ses économies figurent aujourd’hui parmi les plus
dynamiques au monde. Le potentiel est vaste – ressources naturelles abondantes, démographie jeune et de
plus en plus éduquée, constitution d’une classe moyenne émergente. Toutefois, les freins au développement
sont également présents.
Au cœur des problématiques de l’Afrique figure l’ énergie. Au sud du Sahara, seul 30 % de la population
a accès à l’électricité. Sur les 54 pays de l’Afrique, plus de la moitié ont un taux d’électrification de moins de
20 %. Sortir l’Afrique subsaharienne de la pauvreté énergétique qui frappe plus de 620 millions d’habitants
est une urgence absolue.
L’ Afrique subsaharienne est victime, à la fois, d’ un faible accès à l’ énergie et des conséquences du changement
climatique. La désertification progresse. La vulnérabilité des villes côtières (et encore plus des quartiers d’habitat
précaire) et à l’ élévation des océans est élevée.
L’Association pour le développement de l’énergie en Afrique (ADEA) travaille depuis 10 ans sur les
problématiques énergétiques de l’Afrique. Avec un ensemble de chercheurs, spécialistes, hommes et femmes
d’affaires, nous œuvrons pour faire progresser la connaissance des problématiques énergétiques et des
solutions appropriées permettant l’accès des populations aux énergies les plus appropriées et abordables.
En cette année 2015, qui verra l’ensemble des dirigeants de la planète se réunir à Paris pour élaborer
un plan post-Kyoto de limitation des émissions à long-terme, il est important de rappeler la place et les priorités
de l’Afrique. C’est ainsi que nous avons voulu aborder la question de l’énergie de l’Afrique avec un œil neuf,
gardant à l’ esprit les contraintes environnementales – eau, climat et préservation de l’ environnement. En tenant
compte des nouvelles opportunités que sont les énergies renouvelables, notamment hydraulique et le solaire.
En regardant vers le futur car les progrès organisationnels et technologiques sont prometteurs pour l’énergie
et changent parfois la donne, notamment en ce qui concerne le coût des énergies renouvelables.
Notre étude vise à répondre à plusieurs objectifs : présenter un large panorama des grands enjeux du
secteur, avec un état des lieux précis de la situation de l’énergie en Afrique par secteur d’activité, par énergie et
par région, présenter les possibles scénarios d’évolution d’ici 2050 à l’aide d’une synthèse de plusieurs études
de référence (AIE, Shell et CME) et formuler quelques orientations possibles.
Un continent fracturé face à des défis majeurs
L’Afrique consomme peu d’énergie par rapport à son poids démographique : si 15 % de la population
mondiale vit en Afrique, le continent ne représente que 3 % de la demande en énergie primaire. Cette situation
occulte de plus les fractures énergétiques qui existent sur le continent. Ces fractures sont d’abord régionales :
si seulement 30 % de la population africaine vit en Afrique du Nord ou Afrique du Sud, ces deux régions
représentent 80 % de l’énergie consommée par l’ensemble du continent – hors biomasse. Elles existent aussi
au sein des différents pays, séparant les zones rurales relativement peu électrifiées des villes. Enfin, si le
continent est riche en ressources naturelles, ces dernières sont inégalement réparties. Certains pays (Nigeria,
Angola, Congo, Gabon, Guinée équatoriale…) bénéficient ainsi d’une rente pétrolière, qui n’est pas souvent
utilisée à bon escient.
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Le temps de l’Afrique
L’Afrique est en marche. Continent jeune et plein d’espoir, ses 54 pays constituent une zone de
développement au potentiel immense. Plusieurs de ses économies figurent aujourd’hui parmi les plus
dynamiques au monde. Le potentiel est vaste – ressources naturelles abondantes, démographie jeune et de
plus en plus éduquée, constitution d’une classe moyenne émergente. Toutefois, les freins au développement
sont également présents.
Au cœur des problématiques de l’Afrique figure l’ énergie. Au sud du Sahara, seul 30 % de la population
a accès à l’électricité. Sur les 54 pays de l’Afrique, plus de la moitié ont un taux d’électrification de moins de
20 %. Sortir l’Afrique subsaharienne de la pauvreté énergétique qui frappe plus de 620 millions d’habitants
est une urgence absolue.
L’ Afrique subsaharienne est victime, à la fois, d’ un faible accès à l’ énergie et des conséquences du changement
climatique. La désertification progresse. La vulnérabilité des villes côtières (et encore plus des quartiers d’habitat
précaire) et à l’ élévation des océans est élevée.
L’Association pour le développement de l’énergie en Afrique (ADEA) travaille depuis 10 ans sur les
problématiques énergétiques de l’Afrique. Avec un ensemble de chercheurs, spécialistes, hommes et femmes
d’affaires, nous œuvrons pour faire progresser la connaissance des problématiques énergétiques et des
solutions appropriées permettant l’accès des populations aux énergies les plus appropriées et abordables.
En cette année 2015, qui verra l’ensemble des dirigeants de la planète se réunir à Paris pour élaborer
un plan post-Kyoto de limitation des émissions à long-terme, il est important de rappeler la place et les priorités
de l’Afrique. C’est ainsi que nous avons voulu aborder la question de l’énergie de l’Afrique avec un œil neuf,
gardant à l’ esprit les contraintes environnementales – eau, climat et préservation de l’ environnement. En tenant
compte des nouvelles opportunités que sont les énergies renouvelables, notamment hydraulique et le solaire.
En regardant vers le futur car les progrès organisationnels et technologiques sont prometteurs pour l’énergie
et changent parfois la donne, notamment en ce qui concerne le coût des énergies renouvelables.
Notre étude vise à répondre à plusieurs objectifs : présenter un large panorama des grands enjeux du
secteur, avec un état des lieux précis de la situation de l’énergie en Afrique par secteur d’activité, par énergie et
par région, présenter les possibles scénarios d’évolution d’ici 2050 à l’aide d’une synthèse de plusieurs études
de référence (AIE, Shell et CME) et formuler quelques orientations possibles.
Un continent fracturé face à des défis majeurs
L’Afrique consomme peu d’énergie par rapport à son poids démographique : si 15 % de la population
mondiale vit en Afrique, le continent ne représente que 3 % de la demande en énergie primaire. Cette situation
occulte de plus les fractures énergétiques qui existent sur le continent. Ces fractures sont d’abord régionales :
si seulement 30 % de la population africaine vit en Afrique du Nord ou Afrique du Sud, ces deux régions
représentent 80 % de l’énergie consommée par l’ensemble du continent – hors biomasse. Elles existent aussi
au sein des différents pays, séparant les zones rurales relativement peu électrifiées des villes. Enfin, si le
continent est riche en ressources naturelles, ces dernières sont inégalement réparties. Certains pays (Nigeria,
Angola, Congo, Gabon, Guinée équatoriale…) bénéficient ainsi d’une rente pétrolière, qui n’est pas souvent
utilisée à bon escient.
