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État des lieux
• 37 •
n Orientations possibles :
n créer à Dakar un nouveau pôle de raffinage pour alimenter la région : Sénégal – Mali –Guinée – Guinée
Bissau – Gambie – Cap Vert ;
n remettre en état de marche les raffineries nigérianes et en particulier les raffineries de Warri et de
Port Harcourt. Ceci passe certainement par une meilleure gouvernance (transparence, réduction de
la corruption ;
n remettre en état routes et chemins de fer pour permettre un approvisionnement satisfaisant du Mali,
du Burkina et des zones intérieures à partir des ports.
1.4.2.2 Gaz naturel
Les pays producteurs de pétrole disposent également de quantités variables de gaz naturel.
La Côte d’Ivoire et le Nigeria sont les seuls pays où une utilisation du gaz existe. En Côte d’Ivoire où la production
est limitée, le gaz est utilisé comme combustible dans la zone industrielle de Vridi et pour la production
d’électricité.
Le Nigeria exploite de manière limitée le gaz naturel, associé ou non associé. Jusqu’en 1999 l’essentiel
du gaz était brulé. Pour éviter ce gaspillage, les sociétés pétrolières ont mis en place l’unité de liquéfaction de
gaz naturel de Bonny. Cette usine, qui regroupe 6 trains de liquéfaction pour une capacité totale de production
de 27 millions de tonnes de GNL et de 4 millions de tonnes de GPL par an, est l’une des plus importantes au
monde. Un septième train est à l’étude. Les exportations de GNL majoritairement destinées à l’Europe jusqu’en
2010 (c’est un contrat de fourniture à l’Italie qui a permis le lancement du projet en 1999), sont désormais
largement dirigées vers l’Asie, en particulier après la catastrophe de Fukushima… Des projets supplémentaires
de liquéfaction sont à l’étude mais progressent lentement.
Une infrastructure très importante pour la région est le West African Gas Pipeline (gazoduc ouest
africain) conçu pour relier le Nigeria au Ghana en passant par le Bénin et le Togo. Ce gazoduc, entré en opération
en 2011, est en particulier destiné à alimenter des petites centrales au Togo et au Bénin et la centrale électrique
de Takoradi au Ghana. Ce gazoduc d’une capacité de 1,7 milliard de mètres cubes par an, ne fonctionne que
partiellement faute souvent de quantités suffisantes de gaz disponibles au Nigeria. Il a transporté 0 ,7 milliard
de mètres cubes en 2013.
La mise en production du champ de pétrole de Jubilee au Ghana (2011) aurait pu résoudre le problème
de l’alimentation en gaz de la centrale de Takoradi mais la mise en place des installations de récupération et
transfert du gaz de Jubilee a pris beaucoup de retard.
Il existe depuis très longtemps un projet Trans Saharan Gas Pipeline qui devrait transporter du gaz
du Nigeria jusqu’ en Algérie. Les risques géopolitiques d’un projet comme celui-ci sont tels qu’il est peu probable
qu’il se réalise un jour.
Toujours au Nigeria, mentionnons la construction par Sasol (Afrique du Sud) et NNPC d’une unité de
GTL (la seule en dehors de l’Afrique du Sud et du Qatar). Cette unité entrera en service en 2015 après de
nombreux retards.
En Côte d’Ivoire, la production de gaz (gaz associé des gisements de pétrole, gaz de Foxtrot) représente
une source importante de production d’électricité. D’où la necessité du développement de la production de
gaz naturel.
En Mauritanie, l’alimentation en gaz d’une nouvelle centrale électrique est suspendue. Au Sénégal la
production d’électricité à partir d’une unité FRGU (Floating Regasification Unit) est à l’étude.
État des lieux
• 37 •
n Orientations possibles :
n créer à Dakar un nouveau pôle de raffinage pour alimenter la région : Sénégal – Mali –Guinée – Guinée
Bissau – Gambie – Cap Vert ;
n remettre en état de marche les raffineries nigérianes et en particulier les raffineries de Warri et de
Port Harcourt. Ceci passe certainement par une meilleure gouvernance (transparence, réduction de
la corruption ;
n remettre en état routes et chemins de fer pour permettre un approvisionnement satisfaisant du Mali,
du Burkina et des zones intérieures à partir des ports.
1.4.2.2 Gaz naturel
Les pays producteurs de pétrole disposent également de quantités variables de gaz naturel.
La Côte d’Ivoire et le Nigeria sont les seuls pays où une utilisation du gaz existe. En Côte d’Ivoire où la production
est limitée, le gaz est utilisé comme combustible dans la zone industrielle de Vridi et pour la production
d’électricité.
Le Nigeria exploite de manière limitée le gaz naturel, associé ou non associé. Jusqu’en 1999 l’essentiel
du gaz était brulé. Pour éviter ce gaspillage, les sociétés pétrolières ont mis en place l’unité de liquéfaction de
gaz naturel de Bonny. Cette usine, qui regroupe 6 trains de liquéfaction pour une capacité totale de production
de 27 millions de tonnes de GNL et de 4 millions de tonnes de GPL par an, est l’une des plus importantes au
monde. Un septième train est à l’étude. Les exportations de GNL majoritairement destinées à l’Europe jusqu’en
2010 (c’est un contrat de fourniture à l’Italie qui a permis le lancement du projet en 1999), sont désormais
largement dirigées vers l’Asie, en particulier après la catastrophe de Fukushima… Des projets supplémentaires
de liquéfaction sont à l’étude mais progressent lentement.
Une infrastructure très importante pour la région est le West African Gas Pipeline (gazoduc ouest
africain) conçu pour relier le Nigeria au Ghana en passant par le Bénin et le Togo. Ce gazoduc, entré en opération
en 2011, est en particulier destiné à alimenter des petites centrales au Togo et au Bénin et la centrale électrique
de Takoradi au Ghana. Ce gazoduc d’une capacité de 1,7 milliard de mètres cubes par an, ne fonctionne que
partiellement faute souvent de quantités suffisantes de gaz disponibles au Nigeria. Il a transporté 0 ,7 milliard
de mètres cubes en 2013.
La mise en production du champ de pétrole de Jubilee au Ghana (2011) aurait pu résoudre le problème
de l’alimentation en gaz de la centrale de Takoradi mais la mise en place des installations de récupération et
transfert du gaz de Jubilee a pris beaucoup de retard.
Il existe depuis très longtemps un projet Trans Saharan Gas Pipeline qui devrait transporter du gaz
du Nigeria jusqu’ en Algérie. Les risques géopolitiques d’un projet comme celui-ci sont tels qu’il est peu probable
qu’il se réalise un jour.
Toujours au Nigeria, mentionnons la construction par Sasol (Afrique du Sud) et NNPC d’une unité de
GTL (la seule en dehors de l’Afrique du Sud et du Qatar). Cette unité entrera en service en 2015 après de
nombreux retards.
En Côte d’Ivoire, la production de gaz (gaz associé des gisements de pétrole, gaz de Foxtrot) représente
une source importante de production d’électricité. D’où la necessité du développement de la production de
gaz naturel.
En Mauritanie, l’alimentation en gaz d’une nouvelle centrale électrique est suspendue. Au Sénégal la
production d’électricité à partir d’une unité FRGU (Floating Regasification Unit) est à l’étude.
