(gisements d’Agadem développés par CNPC et alimentant la raffinerie de Zinder) et la Mauritanie 7000
(gisement de Chinguetti dont la production a malheureusement chuté brutalement peu après sa mise en
production en 2007)
41 .
Les récentes découvertes en Mauritanie, au Libéria, en Côte d’Ivoire et au Ghana ont encouragé les
investisseurs à s’intéresser à de nouvelles zones d’exploration. Ainsi les côtes du Sénégal, de la Guinée, de la
Sierra Leone, du Liberia font l’objet d’intenses prospections. Bien entendu, les recherches se poursuivent dans
les autres pays et le Bénin pourrait prochainement reprendre une production interrompue depuis l’arrêt du
gisement de Sémé.
Le pétrole produit dans le golfe de Guinée est de très bonne qualité, avec une faible teneur en soufre
et en général une densité faible (pétrole léger donnant beaucoup d’essence et de gazole).
n Orientations possibles :
n Au Nigeria, sécuriser l’ exploitation du pétrole (pour éviter la dégradation de l’ environnement) et mieux
répartir les revenus entre état fédéral, états et “localités” de manière à assurer le développement des
régions productrices ;
n dans les autres pays encourager l’exploration par la mise en place de structures administratives
souples et réactives favorisant la venue des compagnies étrangères ;
n développer la formation du personnel à la fois technique et administratif capable dans un premier
temps d’assurer le contrôle des opérations puis dans un deuxième temps de prendre part aux
opérations par la création de compagnies privées ou semi-privées locales.
1.4.2.1.2 Raffinage et commercialisation des produits pétroliers
La demande de produits est en croissance assez rapide. Cinq pays disposent de raffineries :
• le Sénégal (Société africaine de raffinage SAR – à Dakar – environ 12 000 b/j) – cette raffinerie souffre de sa
faible taille et de l’absence d’unité de conversion ;
• la Côte d’Ivoire (Société ivoirienne de raffinage – SIR – à Abidjan, environ 30 000 b/j) – cette raffinerie est bien
équipée ;
• le Niger (Société de la raffinerie de Zinder – Sozir – à Zinder – environ 20 000 b/j) – cette raffinerie a été
construite par CNPC et en opération depuis 2012 ;
• le Ghana (Tema Oil Refinery – TOR – environ 30 000 b/j) - 2 raffineries ;
• et bien sûr le Nigeria qui dispose de quatre raffineries (Port Harcourt - deux raffineries, Warri et Kaduna). Ces
raffineries fonctionnent malheureusement peu autant pour des raisons politico économiques : l’exportation
de brut et l’importation de produits permettent des commissions en devises – que techniques : manque de
brut par exemple. Ces quatre raffineries devraient permettre de raffiner 445 000 b/j et, par conséquent, couvrir
la consommation nationale de carburants (300 000 b/j) mais elles ne fonctionnent actuellement qu’à 20 ou
25 % de leurs capacités
42
.
L’approvisionnement des pays de l’intérieur : Mali, Burkina – le Niger dispose désormais de sa raffinerie
qui alimente le marché local et les pays voisins - est souvent difficile et se fait essentiellement par route malgré
l’ existence des chemins de fer Dakar – Niger et Abidjan – Ouagadougou. Les ports de transit sont Dakar, Abidjan,
Lomé ou Cotonou.
41 CIA World Factbook
42 http://economie.jeuneafrique.com/regions/afrique-subsaharienne/19412-nigeria-dangote-veut-construire-la-plus-grande-raffinerie-de-petrole-dafrique.html
adea
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