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État des lieux
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Ibrahim a créé l’Indice Ibrahim de la gouvernance africaine (IIAG) pour évaluer la qualité de la gouvernance
des pays africains. Les pays sont notés sur 100 sur la base de quatre critères : (I) sécurité et cadre légal, (II)
démocratie et droits de l’Homme, (III) développement économique durable et (IV) développement humain.
Le dernier constat publié en octobre 2014 montre une Afrique en progrès dans ces domaines.
Néanmoins la progression constatée sur la période 2009-2014 est inférieure à celle réalisée sur la période
2003-2008. Les indices « développement économique durable » et « sécurité et cadre légal » ont été fortement
impactés par la crise économique.
La bonne gouvernance peut également s’illustrer par la transparence, c’est-à-dire par la publication
des chiffres des activités en particulier minières et pétrolières. L’Initiative pour la transparence dans les
industries extractives (ITIE) a mis en place un modèle de transparence, la norme ITIE. La norme ITIE est une
série de mesures visant à assurer « la divulgation pleine et entière des impôts et autres versements effectués
par les entreprises pétrolières, gazières et minières aux gouvernements
27 ». Elle permet aux pays mettant en
œuvre cette initiative de construire un climat d’investissement sain et de le signaler aux investisseurs et
institutions financières internationales.
Pour être jugés conformes à la norme, les pays doivent répondre aux exigences de l’ITIE et s’engager
à publier des rapports présentant le cadre institutionnel et réglementaire et les chiffres de l’industrie extractive
nationale. En 2014, 18 des 31 pays « conformes » à la norme sont africains
28 .
1.2.4.1 Au niveau continental
Le Nepad (Nouveau partenariat pour le développement en Afrique) a été mis en place en 2001 par
cinq pays : Afrique du Sud, Algérie, Egypte, Nigeria et Sénégal. Depuis sa création en 2001 le Nepad a
régulièrement souligné la nécessité d’une bonne gouvernance publique et économique pour permettre aux
pays africains de prendre le contrôle complet de leurs programmes de développement.
Le partenariat est intégré aux structures de l’Union Africaine (UA) et sa direction est assurée par le Comité des
chefs d’états et de gouvernement du Nepad (HSGOC). Composé de vingt chefs d’états et de gouvernements
élus parmi les pays membres de l’UA, le Comité définit les politiques, fixe les priorités et les programmes
d’action du Nepad.
Le Nepad permet d’élaborer une politique commune, notamment en matière d’énergie qui fait partie
du pilier « Intégration régionale et de l’infrastructure » du Nepad. En matière de gouvernance et
d’infrastructures énergétiques, le Nepad, en plus d’un soutien financier, offre son expertise aux états pour
l’élaboration des programmes et des règlements nécessaires à leur développement.
1.2.4.2 Au niveau étatique
Un cadre institutionnel et réglementaire cohérent et incitatif est nécessaire pour la gestion durable
des ressources énergétiques.
La diversité des sujets énergétiques justifie parfois l’existence de plusieurs ministères ou structures
gouvernementales généralement dédiés aux mines et hydrocarbures, à l’électrification, à l’environnement,
aux eaux et aux forêts.
27 Qu’est-ce que l’ITIE ?, https://eiti.org/fr/itie
28 Il s’agit du : Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Ghana, Guinée, Liberia, Mali, Mauritanie, Mozambique, Niger, Nigeria, RD Congo,
République du Congo, Sierra Leone, Tanzanie, Tchad, Togo, Zambie.
Les pays suivants bénéficient du statut de candidats : Éthiopie, Madagascar, Sao Tomé-et-Principe, Sénégal et Seychelles.
https://eiti.org/fr/countries
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