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État des lieux
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1.1.3 Fracture entre le monde rural et le monde urbain
La fracture séparant le monde urbain et le monde rural devrait s’amplifier dans les années à venir
avec l’augmentation de la population et de l’urbanisation qui s’en suivra
7 . L’électrification des campagnes
isolées et moins peuplées ne devra pas être négligée puisqu’elle offre l’accès aux techniques agricoles
modernes permettant de nourrir les villes. Les infrastructures de distribution sont aujourd’hui quasiinexistantes dans les campagnes d’Afrique malgré la diffusion de petites installations.
La biomasse, gratuite et ancestrale, représente 80 % de l’énergie consommée en Afrique
subsaharienne. Elle reste la principale source d’ énergie. Ce point particulier fait apparaître un constat récurrent
en Afrique : l’absence d’un maillage dense des réseaux reliant les foyers, notamment ruraux, au réseau national
de distribution énergétique, et cemalgré le développement des pools.
1.1.4 Fracture entre exportation des ressources et sous-consommation locale
L’Afrique produit des quantités substantielles d’énergie mais en consomme peu comme l’illustre le
Tableau 1.
Tableau 1 - Poids de l’énergie africaine sur la scène internationale
8
Pétrole
Gaz
Charbon
Réserves
7,7 %
7,6 %
3,7 %
Production
10,1 %
6,0 %
3,8 %
Consommation
4,1 %
3,7 %
2,5 %
Les exportations importantes d’énergie de l’Afrique tiennent davantage à une consommation réduite qu’à la
taille de la production qui est en ligne avec l’importance de l’Afrique dans le monde.
1.1.5 Les pays africains et l’utilisation de la rente pétrolière
Malgré une production pétrolière conséquente, les pays producteurs n’ont la plupart du temps pas
pu tirer le meilleur parti de leurs richesses pétrolières. L’IDH du Cameroun a connu une lente augmentation
de 31 % sur la période 1980-2011 comprenant dix ans de stagnation sur la période 1990-2000. L’IDH de la
Côte d’Ivoire, malgré une augmentation globale sur une période de 31 ans, connaît une régression depuis 2010
9 .
Par ailleurs, les instabilités politiques comme au Nigeria ou en Libye ne sont pas de nature à permettre une
exploitation et une gestion des ressources maximales. En effet, depuis 2007, la production pétrolière africaine
7 Rapport Unicef 2014, Generation 2030/Africa Report
8 BP Statistical Review 2014
9 http://perspective.usherbrooke.ca/
• La ville ou le village doit se situer à 20 kilomètres ou moins de lignes de sous-transmission de 11kV
ou 33Kv ;
• La communauté doit être capable de construire le nombre nécessaire de pôles électriques de basse
tension pour la distribution du bas voltage au sein de la communauté ;
• 33 % des foyers de la communauté doivent disposer d’une installation électrique.
Une fois ces conditions réunies, le ministère de l’énergie ghanéen doit fournir les matériaux, les
installations comme les transformateurs, afin de permettre la fourniture électrique.
Le taux d’électrification du Ghana était de 28 % en 1989, puis de 54 % en 2005 pour un peu plus de
70 % actuellement.
L’électrification du pays a permis l’amélioration des services publics et du bien-être des populations
en apportant entre autres l’éclairage public et en facilitant l’accès à l’éducation.
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