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Zoom 10
• 129 •
• améliorer l’efficacité énergétique en Afrique dans tous les secteurs, en commençant par le secteur
de l’électricité.
Afin de suivre les progrès réalisés, le PAEE a créé un outil de surveillance qui permet de suivre
l’activité du secteur énergétique en Afrique pays par pays et projet par projet. La base de données contient
plus de 2 700 projets distincts. Ces données permettent d’informer régulièrement les preneurs de
décisions des différents pays des progrès observés. Le PAEE récolte également des données sur les
financements et les budgets accordés au secteur, aussi bien par l’UE que par les pays africains : par
exemple, entre 2010 et 2012, le budget global des pays subsahariens consacré à l’énergie a été en hausse
de 17 % par an.
D’ores et déjà, le PAEE considère que certains objectifs ne seront pas atteints (ceux concernant la
sécurité énergétique). Néanmoins, si des mesures appropriées sont prises, les objectifs concernant l’accès à
l’énergie restent atteignables.
Le PAEE réfléchit aussi à des objectifs à plus long terme, en travaillant en partenariat avec d’autres
acteurs, comme la commission de l’Union Africaine, l’initiative « SE4ALL » ou encore la commission
Européenne, afin de proposer un plan d’action concernant l’accès à l’énergie à l’échelle du continent.
Le Fonds vert pour le climat
9
Si sa création a été décidée lors de la conférence de Copenhague de 2009 sur le climat (COP 15), le
Fonds vert pour le climat n’a été officiellement lancé qu’à la Conférence de Durban en 2011 (COP 17). Ce fonds,
rattaché à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), a pour but de
fournir des financements aux pays en développement dans le cadre de l’atténuation et de l’adaptation aux
effets du changement climatique.
La gouvernance du fonds a été conçue de manière à être représentative. Le conseil du Fonds est
composé de 24 membres, dont 12 représentant les pays développés, et 12 les pays en voie de développement.
En particulier, les pays les moins développés et les petits états insulaires sont représentés dans le conseil du
fonds. Le siège du fonds est situé à Songdo en Corée du Sud.
Son premier appel à financement a été lancé en 2014 : 28 pays se sont engagés à verser un peu
plus de 9,5 milliards de dollars
10 : les états-Unis sont les premiers contributeurs (trois milliards de dollars),
suivis du Japon (1,5 milliard), du Royaume-Uni (1,1 milliard), de la France et de l'Allemagne (environ 950
millions). Ce montant est toutefois en deçà des attentes, comparé à l’objectif initial de lever 100 milliards de
dollars par an d’ici 2020. De plus, en examinant les différents montants avancés, on remarque par exemple
qu’une partie de la somme promise par la France sera prêtée et non donnée (un peu plus du tiers de la
somme)
11 , ou que les états-Unis se réservent le droit de réaffecter ces fonds si les progrès réalisés par le
fonds ne sont pas assez rapides
12 .
Les premiers projets devraient être validés d’ici la conférence de Paris sur le climat (COP 21), qui se
déroulera du 30 novembre au 11 décembre 2015
13 .
9 http://www.gcfund.org/
10 Les fonds promis par les États sont dans des devises différentes : le total dépend donc des taux de change entre monnaies.
11 « Green Climate Fund - A Status Update going into the Berlin Pledge Meeting », Heinrich Boll Foundation North America
12 https://www.whitehouse.gov/the-press-office/2014/11/15/fact-sheet-united-states-support-global-efforts-combat-carbon-pollution13 http://news.gcfund.org/green-climate-fund-will-deliver-at-cop-21-in-paris/
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• améliorer l’efficacité énergétique en Afrique dans tous les secteurs, en commençant par le secteur
de l’électricité.
Afin de suivre les progrès réalisés, le PAEE a créé un outil de surveillance qui permet de suivre
l’activité du secteur énergétique en Afrique pays par pays et projet par projet. La base de données contient
plus de 2 700 projets distincts. Ces données permettent d’informer régulièrement les preneurs de
décisions des différents pays des progrès observés. Le PAEE récolte également des données sur les
financements et les budgets accordés au secteur, aussi bien par l’UE que par les pays africains : par
exemple, entre 2010 et 2012, le budget global des pays subsahariens consacré à l’énergie a été en hausse
de 17 % par an.
D’ores et déjà, le PAEE considère que certains objectifs ne seront pas atteints (ceux concernant la
sécurité énergétique). Néanmoins, si des mesures appropriées sont prises, les objectifs concernant l’accès à
l’énergie restent atteignables.
Le PAEE réfléchit aussi à des objectifs à plus long terme, en travaillant en partenariat avec d’autres
acteurs, comme la commission de l’Union Africaine, l’initiative « SE4ALL » ou encore la commission
Européenne, afin de proposer un plan d’action concernant l’accès à l’énergie à l’échelle du continent.
Le Fonds vert pour le climat
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Si sa création a été décidée lors de la conférence de Copenhague de 2009 sur le climat (COP 15), le
Fonds vert pour le climat n’a été officiellement lancé qu’à la Conférence de Durban en 2011 (COP 17). Ce fonds,
rattaché à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), a pour but de
fournir des financements aux pays en développement dans le cadre de l’atténuation et de l’adaptation aux
effets du changement climatique.
La gouvernance du fonds a été conçue de manière à être représentative. Le conseil du Fonds est
composé de 24 membres, dont 12 représentant les pays développés, et 12 les pays en voie de développement.
En particulier, les pays les moins développés et les petits états insulaires sont représentés dans le conseil du
fonds. Le siège du fonds est situé à Songdo en Corée du Sud.
Son premier appel à financement a été lancé en 2014 : 28 pays se sont engagés à verser un peu
plus de 9,5 milliards de dollars
10 : les états-Unis sont les premiers contributeurs (trois milliards de dollars),
suivis du Japon (1,5 milliard), du Royaume-Uni (1,1 milliard), de la France et de l'Allemagne (environ 950
millions). Ce montant est toutefois en deçà des attentes, comparé à l’objectif initial de lever 100 milliards de
dollars par an d’ici 2020. De plus, en examinant les différents montants avancés, on remarque par exemple
qu’une partie de la somme promise par la France sera prêtée et non donnée (un peu plus du tiers de la
somme)
11 , ou que les états-Unis se réservent le droit de réaffecter ces fonds si les progrès réalisés par le
fonds ne sont pas assez rapides
12 .
Les premiers projets devraient être validés d’ici la conférence de Paris sur le climat (COP 21), qui se
déroulera du 30 novembre au 11 décembre 2015
13 .
9 http://www.gcfund.org/
10 Les fonds promis par les États sont dans des devises différentes : le total dépend donc des taux de change entre monnaies.
11 « Green Climate Fund - A Status Update going into the Berlin Pledge Meeting », Heinrich Boll Foundation North America
12 https://www.whitehouse.gov/the-press-office/2014/11/15/fact-sheet-united-states-support-global-efforts-combat-carbon-pollution13 http://news.gcfund.org/green-climate-fund-will-deliver-at-cop-21-in-paris/
