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L’initiative SE4ALL permettrait ainsi de progresser dans la réalisation des cibles liées au septième
objectif du millénaire (assurer un environnement durable). Elle a reçu le soutien des pays développés et de
plus de 85 pays en voie de développement. Elle a déjà collecté des dizaines de milliards de dollars pour
atteindre ses trois objectifs.
Les investissements mondiaux actuels sont insuffisants pour pouvoir atteindre ces objectifs fixés par
l’initiative : les investissements nécessaires pour les atteindre sont de l’ordre de 600 à 800 milliards de dollars
(en plus des investissements existants), dont 80 % à 90 % serviront à l’amélioration de l’intensité énergétique
et au développement des énergies. L’implication des acteurs privés dans cette augmentation du financement
de l’énergie en Afrique sera nécessaire.
De nombreuses mesures nécessaires pour atteindre les trois objectifs sont préconisées par SE4ALL,
parmi lesquelles : la fin des subventions pour les énergies fossiles, faire payer aux consommateurs leur énergie
à un prix reflétant les coûts environnementaux, développer des standards d’ efficacité énergétique, ou encore mettre
en place des subventions pour l’ électricité issue d’ énergie renouvelable et pour les solutions de cuisson propres.
SE4ALL a développé un cadre strict afin d’évaluer la situation mondiale et les progrès à réaliser :
l’initiative a décrit des indicateurs rigoureux, qui peuvent être calculés en utilisant des données déjà disponibles.
De plus, elle a mis en place une plate-forme accessible en ligne regroupant données et indicateurs
3 .
La réalisation des trois objectifs dépendra beaucoup des actions menées par certains pays, jouant un
rôle moteur en termes de potentiel de développement énergétique (high-impact countries). Ainsi, deux groupes
de 20 pays asiatiques ou africains
4 (certains pays étant dans les deux groupes) sont responsables de 2/3 du
déficit global en électrification et de 4/5 du déficit global en accès à des combustibles non-solides.
SE4ALL s’intéresse aussi à des pays qui sur la période 1990 – 2010 ont réalisé des progrès importants.
Ces pays (fast-moving countries) peuvent servir d’ exemples à suivre, afin atteindre les objectifs fixés pour 2030.
Atteindre ces objectifs, en plus d’améliorer considérablement les conditions de vie d’une partie de la population
mondiale, contribuerait à l’objectif de limiter le réchauffement climatique de l’ordre de deux degrés Celsius
d’ici à 2100 (la probabilité passerait de 66 à 90 %).
L’initiative « Power Africa »
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L’initiative « Power Africa » a été lancée par le président Barack Obama en juillet 2013. Son objectif est
de soutenir la croissance économique et l’accès à une énergie durable, propre et financièrement abordable,
en Afrique. Plusieurs états africains
6 , les états-Unis et des acteurs privés américains et africains participent à
cette initiative.
La Banque Africaine de Développement (BAD) est un partenaire clé de l’initiative : elle s’est engagée à
hauteur de 1,65 milliard de dollars pour financer des installations énergétiques dans les pays africains
participant à Power Africa. L’initiative compte beaucoup sur les acteurs privés pour le financer les projets liés
(18 milliards de dollars), et sur le gouvernement américain (sept milliards de dollars)
7 .
3
Voir : http://issuu.com/world.bank.publications/docs/globaltrackingframework
4
Parmi ces pays : Nigeria, Ethiopie, RDC, Tanzanie, Kenya, Soudan, Ouganda, Mozambique, Madagascar, Burkina Faso, Niger, Malawi
et Ghana.
5
http://www.afdb.org/en/topics-and-sectors/initiatives-partnerships/power-africa-initiative/
6
Les pays africains participants sont : la Tanzanie, le Kenya, l’Éthiopie, le Nigeria et le Libéria.
7
USAID Power Africa Report 2014
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