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Zoom 3
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Des législations adaptées devraient permettre de faire face à ces défis, en permettant aux opérateurs, par
exemple :
• de vendre leur électricité aux collectivités, à l’opérateur électrique national ou bien à toute autre
institution publique qui bénéficierait d’un mécanisme de contre garantie au niveau national ;
• de sous-traiter aux collectivités ou à d’autres organismes locaux la collecte des paiements, voire de
les décharger complètement de cette responsabilité.
Une allocation efficace des risques ainsi que la mise en place de garanties des revenus adaptées
pourraient permettre de diminuer largement le coût de production du kWh de ces programmes, au travers
notamment de la baisse des rendements attendus, de la possibilité d’allonger les maturités des prêts servant
à financer les équipements et de la baisse des coûts de développement.
4- En conclusion : la création d’un cercle vertueux du développement
Le développement économique et celui des infrastructures électriques sont interdépendants.
L’augmentation de la production et l’abaissement du coût de l’électricité permettent le développement des
secteurs productifs et participent à la croissance du PIB, qui elle-même permet aux pays d’investir dans les
infrastructures publiques, augmentant ainsi l’efficacité du secteur.
On peut décrire le cercle vertueux du développement, sous le prisme du secteur énergétique, de la
façon suivante :
Les énergies renouvelables, dans ce cadre, peuvent constituer un outil de développement important,
dans la mesure où leur production est décentralisée et leur déploiement rapide. Les actifs sont souvent
durables, comme les centrales photovoltaïques par exemple qui restent simples à construire et à exploiter.
Ces technologies constituent l’un des meilleurs instruments de gestion des risques du secteur de l’électricité :
risques géopolitiques liés à l’importation des ressources, risque de volatilité des prix et de déficit de la balance
des paiements, risque de retard dans le développement des grands programmes d’infrastructure énergétique,
risque de pannes des centrales, etc…
Les cas de l’Afrique du Sud et du Maroc sont des exemples extrêmement encourageants, même si
largement perfectibles, et permettent d’excellents retours d’expérience.. Plus récemment, le programme en
énergies renouvelables ougandais, reposant sur la petite hydraulique et le photovoltaïque représente
également un excellent modèle. Nous espérons que ces exemples contribueront à la diffusion des politiques
de développement des énergies renouvelables sur tout le continent.
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