du développement des projets du fait de l’expérience acquise pendant leurs échanges avec ces mêmes
promoteurs.
2 - Le renforcement des capacités à encadrer les études et les schémas directeurs du secteur de
l’électricité.
Afin d’ éviter ces situations de blocage, il est important que les puissances publiques réalisent en amont
des études de qualité – études réseau, études économiques et financières, études juridiques – afin de définir
une stratégie adéquate et de proposer aux partenaires privés des programmes réalistes, ou bien de les
encadrer au mieux dans leurs démarches.
Il s’agit là encore d’un enjeu capital. La qualité des études est déterminante pour la réalisation de
programmes de développement de qualité, et ce n’est qu’à partir de celles-ci que les schémas directeurs
pourront sérieusement intégrer les technologies renouvelables. Il est d’ailleurs remarquable de voir qu’en
Afrique de l’Ouest aucun des programmes renouvelables en cours de développement par les Etats n’ est intégré
dans les schémas directeurs.
Dans tous les cas, seule une équipe d’experts nationaux et éventuellement internationaux peuvent
encadrer avec succès de tels programmes, et ces experts doivent se reposer sur des études poussées pour
pouvoir les encadrer de façon efficace.
Axe 3: améliorer le cadre juridique et accroître le niveau des garanties
1 - Le renforcement des garanties publiques
Le renforcement des garanties souveraines est lié à deux aspects. D’une part, il existe un aspect
technique constitué par la rédaction de la garantie elle-même, qui au final devrait être préparée par l’Etat en
amont et validé en accord avec les institutions financières de développement impliquées dans les
financements publics ainsi que le FMI. D’autre part, il existe un aspect macroéconomique lié à la santé des
finances publiques et au risque de crédit de l’Etat tel que noté par les principales instituts de notation.
Sur ce dernier aspect, on pourrait imaginer – outre les politiques nationales qui visent naturellement
à accompagner la croissance nationale tout en limitant l’ endettement public – la création d’un fonds de garantie
au niveau de chaque pool énergétique, financé par les pays concernés et les bailleurs de fonds.
Nous pensons que ce fonds de garantie, s’il est bien structuré, pourrait, outre rendre possibles des
projets qui sans cela ne pourrait voir le jour, faire diminuer les seuils de rentabilité visés par des investisseurs
et par là- même contribuerait à la diminution du kWh. A noter d’ailleurs qu’un tel mécanisme serait sans nul
doute bien plus efficace, transparent et respectueux du marché que les myriades mécanismes internationaux
de subvention qui existent aujourd’hui.
2 - Le développement des centrales non connectées au réseau
Outre les cadres juridiques à destination des producteurs d’électricité indépendants, nous pouvons
noter un enjeu de taille, celui de l’adaptation des cadres juridiques à la production en réseaux isolés. En effet,
ce segment de marché, qui dispose d’un vaste potentiel en Afrique, est aujourd’hui délaissé par les acteurs
importants du secteur de l’énergie. Pourtant, les défis techniques et financiers que représentent ces marchés
sont de taille. En particulier, nous pouvons souligner trois défis majeurs : le risque de crédit des abonnés, la
gestion opérationnelle du programme (production/distribution/facturation et collecte des paiements) et la
taille modeste de chaque opération qui rend difficile la mise en place d’un « business model » soutenable à
court terme.
adea
L’Énergie en Afrique à l’horizon 2050
• 100 •
promoteurs.
2 - Le renforcement des capacités à encadrer les études et les schémas directeurs du secteur de
l’électricité.
Afin d’ éviter ces situations de blocage, il est important que les puissances publiques réalisent en amont
des études de qualité – études réseau, études économiques et financières, études juridiques – afin de définir
une stratégie adéquate et de proposer aux partenaires privés des programmes réalistes, ou bien de les
encadrer au mieux dans leurs démarches.
Il s’agit là encore d’un enjeu capital. La qualité des études est déterminante pour la réalisation de
programmes de développement de qualité, et ce n’est qu’à partir de celles-ci que les schémas directeurs
pourront sérieusement intégrer les technologies renouvelables. Il est d’ailleurs remarquable de voir qu’en
Afrique de l’Ouest aucun des programmes renouvelables en cours de développement par les Etats n’ est intégré
dans les schémas directeurs.
Dans tous les cas, seule une équipe d’experts nationaux et éventuellement internationaux peuvent
encadrer avec succès de tels programmes, et ces experts doivent se reposer sur des études poussées pour
pouvoir les encadrer de façon efficace.
Axe 3: améliorer le cadre juridique et accroître le niveau des garanties
1 - Le renforcement des garanties publiques
Le renforcement des garanties souveraines est lié à deux aspects. D’une part, il existe un aspect
technique constitué par la rédaction de la garantie elle-même, qui au final devrait être préparée par l’Etat en
amont et validé en accord avec les institutions financières de développement impliquées dans les
financements publics ainsi que le FMI. D’autre part, il existe un aspect macroéconomique lié à la santé des
finances publiques et au risque de crédit de l’Etat tel que noté par les principales instituts de notation.
Sur ce dernier aspect, on pourrait imaginer – outre les politiques nationales qui visent naturellement
à accompagner la croissance nationale tout en limitant l’ endettement public – la création d’un fonds de garantie
au niveau de chaque pool énergétique, financé par les pays concernés et les bailleurs de fonds.
Nous pensons que ce fonds de garantie, s’il est bien structuré, pourrait, outre rendre possibles des
projets qui sans cela ne pourrait voir le jour, faire diminuer les seuils de rentabilité visés par des investisseurs
et par là- même contribuerait à la diminution du kWh. A noter d’ailleurs qu’un tel mécanisme serait sans nul
doute bien plus efficace, transparent et respectueux du marché que les myriades mécanismes internationaux
de subvention qui existent aujourd’hui.
2 - Le développement des centrales non connectées au réseau
Outre les cadres juridiques à destination des producteurs d’électricité indépendants, nous pouvons
noter un enjeu de taille, celui de l’adaptation des cadres juridiques à la production en réseaux isolés. En effet,
ce segment de marché, qui dispose d’un vaste potentiel en Afrique, est aujourd’hui délaissé par les acteurs
importants du secteur de l’énergie. Pourtant, les défis techniques et financiers que représentent ces marchés
sont de taille. En particulier, nous pouvons souligner trois défis majeurs : le risque de crédit des abonnés, la
gestion opérationnelle du programme (production/distribution/facturation et collecte des paiements) et la
taille modeste de chaque opération qui rend difficile la mise en place d’un « business model » soutenable à
court terme.
adea
L’Énergie en Afrique à l’horizon 2050
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