17.3 Différents types d’action
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17.3 DIFFÉRENTS TYPES D’ACTION
L’activation d’une étape a en général pour objet de déclencher une action particulière sur le système. Ces
actions peuvent être de différents ordres.
17.3.1 Actions continues
Une action est dite continue si elle est effectuée pendant toute la durée d’activation de l’étape correspondante. Il peut s’agir, par exemple, de mettre en marche un indicateur lumineux tant que l’étape est active.
17.3.2 Actions mémorisées
Une action mémorisée correspond à une opération déclenchée lorsque l’étape est activée, sans que la désactivation de l’étape n’interrompe l’action. Il peut s’agir d’une opération qui sera interrompue naturellement
une fois sa tâche terminée (par exemple l’ordre de fermeture d’une vanne, une fois reçu par l’actionneur correspondant, déclenche l’action requise qui ne s’interrompra qu’une fois la vanne fermée) ou encore d’une
opération qui sera arrêtée par une étape ultérieure.
17.3.3 Actions conditionnelles
Une action conditionnelle est une tâche effectuée lorsque l’étape est active si de surcroît une condition
particulière est vérifiée.
17.3.4 Actions temporisées
Une action temporisée n’est déclenchée qu’après un certain délai après l’activation de l’étape correspondante. Elle peut être continue ou mémorisée.
17.4 ÉVOLUTION D’UN GRAFCET
17.4.1 État initial d’un système
Les étapes initiales sont celles qui sont actives au début du fonctionnement du système, en quelque sorte,
lors de sa mise sous tension ou de son démarrage. Nous avons déjà évoqué leur symbole (carré aux traits
doublés) et il peut y en avoir plusieurs au sein d’un même système. À l’instant 0 du fonctionnement du
système, des jetons sont placés dans toutes ses étapes actives (exemple figure 17.11).
17.4.2 Règles de franchissement des transitions
Pour qu’une transition soit franchie, elle doit être validée en réunissant les deux conditions suivantes :
– les étapes immédiatement précédentes doivent être actives,
– sa réceptivité (c’est-à-dire sa condition intrinsèque) doit être vraie.
Dans ce cas, les étapes suivantes sont automatiquement activées et les étapes précédentes désactivées.
Dans l’exemple de la figure 17.11, l’appui sur le bouton marche/arrêt rend vraie la réceptivité de la transition T 1 (que l’on supposera rester vraie en permanence). Comme l’étape 1 était active, cette action active
l’étape 2 et désactive l’étape 1. Le jeton placé initialement dans l’étape 1 « descend » donc dans l’étape 2
(figure 17.12).
L’étape 2 est suivie d’une divergence en OU. Plusieurs cas de figure peuvent alors se produire. Si une
seule des réceptivités T 2 ou T 3 est vraie (par exemple T 3 ), alors l’étape 2 est désactivée et c’est l’étape 4 qui
s’active (figure 17.13). On notera que l’étape 3 ne peut donc plus devenir active. Pour que les deux étapes
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