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© Groupe Eyrolles
Avant-propos
Cette édition est la troisième de Manager avec les ERP. Ce segment du métier
informatique est au milieu de sa deuxième décennie d’existence et les systèmes
d’Enterprise Resource Planning (ERP), ou Progiciels de Gestion Intégrés (PGI),
sont devenus, depuis, le cœur incontournable du Système d’Information (SI) de
l’entreprise.
Ce positionnement s’insère dans l’histoire de l’informatique où on a assisté à un
glissement du « centre de gravité » du système d’information au fil du temps. À ses
débuts, ce centre était constitué par les matériels, et les constructeurs ont été longtemps seuls fournisseurs face à leurs clients et utilisateurs. Par la suite, ce centre de
gravité s’est déplacé vers les systèmes d’exploitation et les systèmes d’administration
des réseaux locaux et distants, le matériel étant condamné à une banalisation croissante. Rapidement, les systèmes d’exploitation eux-mêmes ont dû se rendre le
moins visibles possible, jusqu’à prétendre viser le point de « Zero Administration »,
peut-être dernière frontière théorique qu’il est difficile d’atteindre. Parallèlement,
ce sont les systèmes de gestion de base de données qui sont devenus le noyau de la
constellation informatique. Aujourd’hui, l’utilisateur a presque obtenu que les
bases de données se banalisent, se rendant le plus interchangeables possible. Puis, le
centre de gravité est devenu, à juste titre, le système applicatif lui-même et l’architecture sur laquelle il était fondé. Mais il ne sera pas possible d’exiger qu’il se banalise trop, car chaque entreprise est elle-même un cas spécifique d’organisation.
Alors qu’une architecture de réseau et de système d’information peut être générique, laissant aux éditeurs et aux constructeurs un rôle essentiel à jouer face à
l’utilisateur qui peut se contenter de paramétrer les produits à ses besoins et les utiliser, la conception d’une architecture applicative, elle, est beaucoup plus complexe et implique davantage l’utilisateur dans un rôle actif, aidé par des
consultants et des intégrateurs. Il en résulte des temps de mise en œuvre longs et la
possibilité de dérives sur le plan de l’utilisation des normes et des standards des
systèmes ouverts.
Désormais, l’architecture n-tiers ou en multicouches de services permet une intégration à très faible couplage entre les systèmes, grâce aux Web services. Encore
faut-il être en mesure de spécifier cette intégration. Par ailleurs, les ERP se sont
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