L’ERP et le système d’information
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© Groupe Eyrolles
Les objectifs des éditeurs
Jusqu’à l’avènement du marché de l’édition des logiciels, des sociétés de services
avaient pour coutume de développer des logiciels de gestion « taillés sur mesure ».
Nombre de ces développements ont conduit à des gestions de type intégré, mais
au sens « système propriétaire » de l’époque. En deçà, dans le milieu des années
quatre-vingt, un certain nombre de prestataires avaient eu l’idée de s’appuyer sur
un noyau plus ou moins stable et d’adapter les modules de gestion aux spécifications de l’utilisateur. En fait, le noyau consistait essentiellement en un tronc
commun de lignes de code qui étaient ensuite reprises selon les configurations
matérielles, logicielles et selon l’organisation des divers clients.
Le client n’achetait pas alors un progiciel packagé mais des développements spécifiques dont une grande partie était à écrire. À une époque où les outils d’aide au
développement étaient rares et non performants, cela pouvait constituer une aide
appréciable.
Cependant, ce concept a vite abouti à autant de versions spécifiques qu’il y avait
de clients et le noyau était rongé de séquences diverses, développées au gré des
accords pris avec le client. On en est arrivé à des produits soi-disant finis, encore
moins maintenables que des développements spécifiques, car une bonne partie du
code n’était pas maîtrisée par le client et, souvent, le fournisseur avait pu perdre les
compétences humaines qui lui avaient permis de développer les codes sur mesures
de son client.
Les Sociétés de Services en Ingénierie Informatique (SSII) spécialistes de l’informatique de gestion ont vite entrevu les perspectives bénéfiques de l’activité d’édition de progiciels. Elles ont donc recherché par tous les moyens à pouvoir
capitaliser auprès de leurs clients par des effets de masse ; une telle approche ne
pouvait qu’accroître leur marché.
Parallèlement, développer une seule fois et revendre leurs produits et services en
un nombre d’exemplaires le plus élevé possible, contribuent à réduire les coûts de
développement, de maintenance et d’évolution. Cette opportunité n’a pu être
saisie que lorsque :
◗ les Systèmes de Gestion de Base de Données Relationnelle (SGBDR) étaient
devenus performants, ouverts et communicants, rendant les développements
de logiciels facilement transposables d’une base à une autre, avec un minimum
de commandes communes vis-à-vis du langage de requête Structured Query
Language (SQL) normalisé, avec, en plus, des commandes propriétaires à l’éditeur de la base de données ;
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