L’ERP et le système d’information
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© Groupe Eyrolles
Pour les logiciels de gestion d’entreprise autonomes tournant sur des micro-ordinateurs ou sur des serveurs, le début de l’industrialisation, c’est-à-dire la production en grande série de logiciels parfaitement identiques s’est développée
massivement à l’instar des autres types d’application. Dès la fin des années quatrevingt, les progiciels de comptabilité générale ont été mis sur le marché, dont la
vente a été portée par les réseaux de distribution commerciale déjà mis en place et
opérationnels pour la vente des autres applications (bureautique, PAO, etc.). Les
premières actions d’intégration ont alors vu le jour : des petits intégrés ont été
packagés : comptabilité, paie, gestion des immobilisations. On peut appeler ces
applications « suites de gestion ». Le mot « suite » étant un anglicisme désignant
un ensemble d’applications interfacées les unes avec les autres. Par exemple, une
suite bureautique comprend en général : un traitement de texte, un tableur, une
présentation assistée par ordinateur et une base de données personnelles Mais
cette intégration est restée longtemps au niveau de la gestion proprement dite et
surtout, elle n’a pas eu d’impact majeur sur le SI en l’absence de la mise en œuvre
d’une architecture applicative complète. Dès 1998, la marche vers la notion
d’ERP, pour ces éditeurs de suite de gestion avait commencé, et les étapes successives peuvent être résumées ainsi :
◗ première étape : pour le plus grand nombre de ces progiciels, la famille d’applications intégrées fonctionnait sur un poste de travail micro-ordinateur, (en
général PC ou Macintosh ou station de travail Unix) ;
◗ deuxième étape : l’ensemble de la solution était porté au niveau d’un serveur
départemental, avec accès par les utilisateurs à partir d’un poste de travail en
réseau local et en client-serveur lourd au départ, puis aujourd’hui en client
léger (client Web) ;
◗ troisième étape : intégration, en mode client lourd ou client léger avec des
applications horizontales de productivité individuelle (par exemple, des applications bureautiques) : Nous sommes aujourd’hui dans cette étape.
Les suites de gestion sont vendues en grande masse à travers un réseau de distribution hiérarchisé : grossistes généraux ou Master Distributors, distributeurs, revendeurs à un large éventail de clientèle comprenant les particuliers, les indépendants
et professions libérales – Small Office Home Office (SOHO) aux États-Unis –, les
PMI et les PME ainsi que les grandes entreprises.
Pour leur part, les ERP sont restés confinés jusqu’en 1998 aux grandes entreprises
des secteurs industriels, commerciaux et administratifs. Par ailleurs, la mise en œuvre
de suite, ne nécessite pas une grande assistance de spécialistes à multiples compétences. Il n’en est pas de même des ERP qui drainent dans leur environnement
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© Groupe Eyrolles
Pour les logiciels de gestion d’entreprise autonomes tournant sur des micro-ordinateurs ou sur des serveurs, le début de l’industrialisation, c’est-à-dire la production en grande série de logiciels parfaitement identiques s’est développée
massivement à l’instar des autres types d’application. Dès la fin des années quatrevingt, les progiciels de comptabilité générale ont été mis sur le marché, dont la
vente a été portée par les réseaux de distribution commerciale déjà mis en place et
opérationnels pour la vente des autres applications (bureautique, PAO, etc.). Les
premières actions d’intégration ont alors vu le jour : des petits intégrés ont été
packagés : comptabilité, paie, gestion des immobilisations. On peut appeler ces
applications « suites de gestion ». Le mot « suite » étant un anglicisme désignant
un ensemble d’applications interfacées les unes avec les autres. Par exemple, une
suite bureautique comprend en général : un traitement de texte, un tableur, une
présentation assistée par ordinateur et une base de données personnelles Mais
cette intégration est restée longtemps au niveau de la gestion proprement dite et
surtout, elle n’a pas eu d’impact majeur sur le SI en l’absence de la mise en œuvre
d’une architecture applicative complète. Dès 1998, la marche vers la notion
d’ERP, pour ces éditeurs de suite de gestion avait commencé, et les étapes successives peuvent être résumées ainsi :
◗ première étape : pour le plus grand nombre de ces progiciels, la famille d’applications intégrées fonctionnait sur un poste de travail micro-ordinateur, (en
général PC ou Macintosh ou station de travail Unix) ;
◗ deuxième étape : l’ensemble de la solution était porté au niveau d’un serveur
départemental, avec accès par les utilisateurs à partir d’un poste de travail en
réseau local et en client-serveur lourd au départ, puis aujourd’hui en client
léger (client Web) ;
◗ troisième étape : intégration, en mode client lourd ou client léger avec des
applications horizontales de productivité individuelle (par exemple, des applications bureautiques) : Nous sommes aujourd’hui dans cette étape.
Les suites de gestion sont vendues en grande masse à travers un réseau de distribution hiérarchisé : grossistes généraux ou Master Distributors, distributeurs, revendeurs à un large éventail de clientèle comprenant les particuliers, les indépendants
et professions libérales – Small Office Home Office (SOHO) aux États-Unis –, les
PMI et les PME ainsi que les grandes entreprises.
Pour leur part, les ERP sont restés confinés jusqu’en 1998 aux grandes entreprises
des secteurs industriels, commerciaux et administratifs. Par ailleurs, la mise en œuvre
de suite, ne nécessite pas une grande assistance de spécialistes à multiples compétences. Il n’en est pas de même des ERP qui drainent dans leur environnement
