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69 L’énergie de liaison
1. EN QUELQUES MOTS…
Les calculs thermodynamiques permettent de quantifier la « force » d’une liaison chimique
sous la forme de l’énergie de liaison. Pour cela, on va s’intéresser à la rupture de liaisons
covalentes.
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
Une liaison covalente entre deux atomes met en jeu un partage d’électrons. On peut quantifier la « force » d’une liaison par son énergie de liaison. Cette dernière, notée E ᐉ et exprimée
en J.mol –1 , est définie comme l’énergie qu’il faut fournir à une mole de liaison A-B pour que
celle-ci se rompe et provoque la formation des deux atomes A et B.
A, B et A-B sont considérés dans l’état gazeux.
La réaction chimique associée est donc :
En respectant la convention de signe des énergies en thermodynamique, l’énergie de liaison
est une grandeur positive puisqu’elle concerne un système qui reçoit de l’énergie. E ᐉ étant
une énergie associée à une réaction chimique, elle pourra être calculée en utilisant les grandeurs de réactions (D r U, ∆ r H…).
Avec cette définition, la valeur absolue de l’énergie ne change pas mais son signe est affecté
et E ᐉ est considérée comme négative (le système perd de l’énergie).
En pratique, l’utilisateur doit respecter la définition de l’IUPAC. Malheureusement, dans les
tables de données, c’est à l’utilisateur de faire attention et de « reconnaître » la définition utilisée
en fonction du signe (> 0 ou < 0).
La définition proposée dans cette fiche correspond à celle qui est proposée par
l’IUPAC (International Union of Pure and Applied Chemistry), l’organisme qui
« régit » la nomenclature en chimie. Cependant, certains ouvrages ne suivent pas la
recommandation de l’IUPAC. L’énergie de liaison est alors considérée comme l’énergie libérée par la formation d’une liaison A—B à partir des atomes A et B.
A
B (g)
Énergie fournie
A(g)
B(g)
A
B (g) = A(g) + B(g)
A
B (g)
A(g) + B(g) =
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