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La chimie et le sport
philosophe Gaston Bachelard
désignait comme un complexe
d’Œdipe
intellectuel,
le
« savoir plus que nos pères ». La
science et la technologie, qui
ont décuplé nos connaissances
aux XIX
e et XX
e siècles, résultent
elles aussi de cet insatiable
besoin de compréhension,
cherchant à résoudre les questions qui n’ont pas obtenu de
réponse. C’est d’ailleurs bien
sur ce principe que fonctionne
la recherche, posant dix questions nouvelles pour chaque
réponse obtenue, ouvrant et
enrichissant constamment la
question initiale. Cette règle
ne serait-elle pas un principe
vital ?
5.2. Fondements
de la maximisation et
optimisation des rendements
Les records du monde sont
l’expression de la physiologie
de l’extrême et des limites de
l’espèce humaine. Une étude
menée par l’IRMES a porté sur
3 263 records recueillis dans
147 épreuves relevant d’un
total de cinq disciplines de
force et de vitesse (Figure 26).
La
fréquence
annuelle
du nombre des records
mondiaux cumulés depuis
1896 (premiers Jeux) montre
l’impact des deux confl its
mondiaux et celui, transitoire
et moindre, de la grande crise
économique des années 1930.
Après une forte augmentation
au sortir de la Seconde Guerre
mondiale, les records se raréfi ent à partir de 1968. Cette
très nette régression, malgré
le développement du dopage
dans l’ensemble des pays,
n’est liée à aucun événement
majeur.
La
décroissance
semble inéluctable, en dépit
d’un petit rebond récent lié
à deux phénomènes : l’introduction de la combinaison de
natation d’une part, et d’une
nouvelle discipline, l’haltérophilie féminine, d’autre part.
Par ailleurs, l’écart entre les
hommes et les femmes au
niveau des performances est
stable, aux alentours de 10 %,
pour l’ensemble des disciplines depuis presque trente
ves
d’épreuv
Nombre d
nuels / N
RM ann
Figure 26
Nombre de records du monde
établis chaque année rapporté au
nombre d’épreuves olympiques
offi cielles. Ce rapport est
conditionné par les limites
génomiques et environnementales
de l’espèce humaine. Il est en
constante régression depuis 40 ans
(wwI : Première Guerre mondiale ;
wwII = Seconde Guerre mondiale).
La chimie et le sport
philosophe Gaston Bachelard
désignait comme un complexe
d’Œdipe
intellectuel,
le
« savoir plus que nos pères ». La
science et la technologie, qui
ont décuplé nos connaissances
aux XIX
e et XX
e siècles, résultent
elles aussi de cet insatiable
besoin de compréhension,
cherchant à résoudre les questions qui n’ont pas obtenu de
réponse. C’est d’ailleurs bien
sur ce principe que fonctionne
la recherche, posant dix questions nouvelles pour chaque
réponse obtenue, ouvrant et
enrichissant constamment la
question initiale. Cette règle
ne serait-elle pas un principe
vital ?
5.2. Fondements
de la maximisation et
optimisation des rendements
Les records du monde sont
l’expression de la physiologie
de l’extrême et des limites de
l’espèce humaine. Une étude
menée par l’IRMES a porté sur
3 263 records recueillis dans
147 épreuves relevant d’un
total de cinq disciplines de
force et de vitesse (Figure 26).
La
fréquence
annuelle
du nombre des records
mondiaux cumulés depuis
1896 (premiers Jeux) montre
l’impact des deux confl its
mondiaux et celui, transitoire
et moindre, de la grande crise
économique des années 1930.
Après une forte augmentation
au sortir de la Seconde Guerre
mondiale, les records se raréfi ent à partir de 1968. Cette
très nette régression, malgré
le développement du dopage
dans l’ensemble des pays,
n’est liée à aucun événement
majeur.
La
décroissance
semble inéluctable, en dépit
d’un petit rebond récent lié
à deux phénomènes : l’introduction de la combinaison de
natation d’une part, et d’une
nouvelle discipline, l’haltérophilie féminine, d’autre part.
Par ailleurs, l’écart entre les
hommes et les femmes au
niveau des performances est
stable, aux alentours de 10 %,
pour l’ensemble des disciplines depuis presque trente
ves
d’épreuv
Nombre d
nuels / N
RM ann
Figure 26
Nombre de records du monde
établis chaque année rapporté au
nombre d’épreuves olympiques
offi cielles. Ce rapport est
conditionné par les limites
génomiques et environnementales
de l’espèce humaine. Il est en
constante régression depuis 40 ans
(wwI : Première Guerre mondiale ;
wwII = Seconde Guerre mondiale).
