28
La chimie et le sport
également. Par exemple, si l’on
fait tomber une balle lourde
dans une main, la main qui la
rattrape ne descend pas : quel
que soit le poids de cette balle,
la main reste parfaitement
stable, ce qui signifi e que, juste
avant que la balle ne touche la
main, le cerveau induit une
activité dans le muscle qui est
exactement égale à ce qu’il
faut produire pour compenser
la force d’impact. C’est ce qui
est montré dans la Figure 12
de l’électromyographie
6
du
muscle biceps en fonction
du temps. Le cerveau a anticipé quelle va être la force
d’impact [9] !
6. Enregistrement des courants
électriques qui accompagnent
l’activité musculaire.
Figure 11
A) L’anticipation de la marche par le regard apparaît au cours de l’enfance : quand un enfant de trois ans et demi
tourne à un coin, la tête tourne en dernier, alors qu’à cinq ans, c’est le regard et la tête qui tournent d’abord
et guident la trajectoire. Tout défi cit dans ce guidage peut induire des troubles de la marche. B) Pendant les
compétitions sportives, les joueurs trompent leur adversaire en regardant ailleurs que là où ils ont l’intention
de tourner. Cette anticipation est aussi valable dans le cas d’un lancer de balle, ou d’un penalty au football par
exemple : le regard guide en anticipant le mouvement, et l’on peut tromper l’adversaire en regardant ailleurs !
Figure 12
Lorsqu’une balle lancée en l’air retombe dans la main, celle-ci reste parfaitement stable, car le cerveau a induit
une activité dans le muscle compensant exactement la force d’impact avant le contact. Ceci est possible car le
cerveau dispose de « modèles internes » des lois de Newton qui lui permettent de prévoir la force de l’impact
et de transmettre au muscle la commande adaptée. Cette capacité est liée à l’entraînement et, chez l’enfant,
aux jeux de la petite enfance [9].
Électromyogramme
Condition “Capture” : Activité Électromyogramme moyenne
Impact
Temps (S)
-0.5
0.5
0.5
1
1
1.5
1.5
2
2.5 x 10 5
0
0
Départ de la balle
Précédent

- 29/260

Suivant