179
Les molécules de la performance
texte ; ces substances sont
classées dans l’Encart « Les
catégories de substances
interdites » (le Chapitre de
J.-L. Veuthey décrit la plupart
de ces substances). Les molécules constitutives de chaque
substance sont chimiquement
connues et peuvent donc être
contrôlées et détectées. C’est
le cas du Guronsan
®
, médicament aux effets tonifi ant
et stimulant, qui fi gure dans
la liste des substances interdites, et pourtant, ce n’est que
de la caféine et de la vitamine
C. En revanche, si une substance détectée n’est pas dans
la liste, l’athlète peut l’utiliser
et nous ne pouvons pas dire
qu’il est dopé au sens de la loi.
2.2. La démarche
de l’analyste en contrôle
antidopage
Les laboratoires de contrôle
antidopage suivent des procédures et des techniques
agréées (Figure 2). Le Chapitre
de J.-L. Veuthey sur la traque
des
molécules
dopantes
nous explique qu’il existe un
premier stade qui consiste
en des analyses rapides mais
avec des sensibilités très
grandes : il s’agit de trier les
échantillons et de regarder si
les profi ls sont normaux ou
anormaux par rapport à un
profi l standard (Figure 3). Si les
échantillons A rentrent dans
ce profi l standard, les individus
sont déclarés non dopés. S’il y
a doute (profi ls anormaux) lors
de l’analyse de l’échantillon, ou
si l’on détecte des substances
proscrites, il faut refaire les
analyses (échantillon B), à la
fois sur le plan de l’identifi cation et de la quantifi cation, avec
un autre appareillage et un
autre manipulateur, selon une
procédure
rigoureusement
défi nie, que l’on répète deux ou
trois fois pour bien certifi er le
résultat. De ce résultat dépend
en général une médaille ! Si
l’analyse confi rme la présence
de substances proscrites, le
cas est déclaré positif et l’on
établit un bulletin indiquant
la présence de substances
interdites, ainsi que leurs
concentrations. En revanche,
l’analyste peut rencontrer des
profi ls « anormaux » sans pour
autant détecter de substances
inscrites dans la liste des
interdits. À ce moment-là, on
ne peut conclure car tout ce qui
est « anormal » ne fi gure pas
forcément dans la liste prévue
par la loi, donc la personne,
même dopée, ne peut être
« inquiétée ». Cela a été le
cas avec l’affaire Balco, un
scandale qui a touché le sport
américain au printemps 2003,
et dans laquelle des athlètes
américains ont été accusés
d’avoir eu recours à des substances dopantes non inscrites
au tableau des interdits, mais
fournies par les laboratoires
Balco. Dans ce cas, dans un
laboratoire agréé, les échantillons sont en général stockés
LES CATÉGORIES
DE SUBSTANCES
INTERDITES
- Les stimulants.
- Les narcotiques.
- Les stéroïdes
anabolisants.
- Les diurétiques et
les produits masquants.
- Les anesthésiques
locaux.
- Les corticostéroïdes.
- Les bêtabloquants.
- Les hormones
peptidiques
et analogues.
Précédent

- 180/260

Suivant