Alain Berthoz, académicien,
professeur au Collège de France,
est un physiologiste mondialement connu pour ses travaux et
ses publications dans le domaine
des neurosciences cognitives
2
,
en particulier dans l’étude du
mouvement (voir bibliographie
« Pour en savoir plus »). Il a
récemment publié un livre sur
la « simplexité ». Il montre les
applications de ce concept au
sport et le besoin d’encourager
les coopérations qui n’existent
peut-être pas assez dans ce
domaine avec les chimistes et
les neuropharmacologues.
Le mot « simplexité » a été
utilisé depuis très longtemps
mais l’idée est ici que l’évolution a mis en place chez le
vivant, face à la complexité du
monde et à l’augmentation
de la complexité des organismes vivants, des principes
simplifi cateurs.
Ces principes ne sont pas
forcément simples et demandent parfois des détours
et une certaine complexité
dans les mécanismes, mais
ils permettent de réaliser
des fonctions rapidement et
avec une grande effi cacité.
Il est étonnant de voir que
2. Les neurosciences cognitives
sont un domaine de recherche
dans lequel sont étudiés les mécanismes neurobiologiques qui sont
à la base de la cognition (perception, motricité, langage, raisonnement, émotions…).
l’on retrouve aujourd’hui ces
principes simplifi cateurs un
peu partout dans l’immense
quantité des publications
qui décrivent la complexité
du vivant, tant au plan génétique, chimique, mécanique et
neuronal…
Dans le cadre du sport, on
trouve ces principes simplifi -
cateurs dans les mécanismes
de contrôle du mouvement, les
processus de décision, d’anticipation et dans le traitement
et la mémoire de l’espace.
Cependant, il est aussi nécessaire, à toutes les étapes, de
Alain Berthoz
La simplexité
La simplexité
U’EST-CE UE
LA SIMPLEXITÉ ?
L’évolution a mis en
place chez le vivant,
face à la complexité du
monde et l’augmentation
de la complexité des
organismes vivants,
des « principes
simplifi cateurs ».
Ils ne sont pas simples,
ils exigent parfois
des détours, mais
ils permettent de
réaliser des fonctions
rapidement et avec une
grande effi cacité. On
trouve ces mécanismes
« simplexes » du niveau
génétique jusqu’aux
fonctions cognitives
les plus élevées.
professeur au Collège de France,
est un physiologiste mondialement connu pour ses travaux et
ses publications dans le domaine
des neurosciences cognitives
2
,
en particulier dans l’étude du
mouvement (voir bibliographie
« Pour en savoir plus »). Il a
récemment publié un livre sur
la « simplexité ». Il montre les
applications de ce concept au
sport et le besoin d’encourager
les coopérations qui n’existent
peut-être pas assez dans ce
domaine avec les chimistes et
les neuropharmacologues.
Le mot « simplexité » a été
utilisé depuis très longtemps
mais l’idée est ici que l’évolution a mis en place chez le
vivant, face à la complexité du
monde et à l’augmentation
de la complexité des organismes vivants, des principes
simplifi cateurs.
Ces principes ne sont pas
forcément simples et demandent parfois des détours
et une certaine complexité
dans les mécanismes, mais
ils permettent de réaliser
des fonctions rapidement et
avec une grande effi cacité.
Il est étonnant de voir que
2. Les neurosciences cognitives
sont un domaine de recherche
dans lequel sont étudiés les mécanismes neurobiologiques qui sont
à la base de la cognition (perception, motricité, langage, raisonnement, émotions…).
l’on retrouve aujourd’hui ces
principes simplifi cateurs un
peu partout dans l’immense
quantité des publications
qui décrivent la complexité
du vivant, tant au plan génétique, chimique, mécanique et
neuronal…
Dans le cadre du sport, on
trouve ces principes simplifi -
cateurs dans les mécanismes
de contrôle du mouvement, les
processus de décision, d’anticipation et dans le traitement
et la mémoire de l’espace.
Cependant, il est aussi nécessaire, à toutes les étapes, de
Alain Berthoz
La simplexité
La simplexité
U’EST-CE UE
LA SIMPLEXITÉ ?
L’évolution a mis en
place chez le vivant,
face à la complexité du
monde et l’augmentation
de la complexité des
organismes vivants,
des « principes
simplifi cateurs ».
Ils ne sont pas simples,
ils exigent parfois
des détours, mais
ils permettent de
réaliser des fonctions
rapidement et avec une
grande effi cacité. On
trouve ces mécanismes
« simplexes » du niveau
génétique jusqu’aux
fonctions cognitives
les plus élevées.
