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La traque aux molécules dopantes
LE CONCEPT DE PASSEPORT BIOLOGIQUE
Ce concept a initialement été proposé par l’Agence mondiale antidopage (AMA) en 2002. L’approche du contrôle du dopage basée sur la détection de marqueurs d’une substance ou de ses
métabolites demeure effi cace et perdurera. Cependant, cette approche atteint ses limites
lorsqu’un sportif fait usage de substances illicites de façon intermittente ou à faibles doses.
Il se pourrait que ces substances ne soient pas détectées, en dépit de la robustesse des
programmes de contrôle du dopage hors compétition. La nature des substances interdites,
plus particulièrement les substances endogènes, et les méthodes de plus de plus sophistiquées de prise de substances auxquelles les sportifs ont recours soulignent le besoin de
concevoir une nouvelle approche méthodologique.
Le concept de passeport repose sur la connaissance des effets principaux ou secondaires des
médicaments dans un cadre médical. Un suivi régulier des données de contrôle du dopage
facilite la détection indirecte de substances et de méthodes dopantes sur une base longitudinale. Dans ce contexte, ce n’est pas la substance en soi qui est détectée, mais ses effets. En
règle générale, les effets d’un médicament sont perceptibles et détectables plus longtemps
dans l’organisme que la substance elle-même, laquelle peut être excrétée rapidement.
Pour mettre en place un programme de suivi longitudinal systématique et robuste, les
variables pertinentes et déterminantes d’une classe de substances (par exemple les substances pouvant améliorer le transfert d’oxygène, comme l’EPO) doivent être identifi ées et
vérifi ées régulièrement chez le sportif. Les valeurs correspondant à ces variables constitueront le profi l individuel et longitudinal du sportif. Ces profi ls sont la pierre angulaire du
Passeport biologique de l’Athlète dont il devient sa propre référence, contrairement à l’approche traditionnelle, qui compare les variables d’un individu donné avec celles, moyennées,
de la communauté sportive en général. En effet, chaque personne est unique, avec un métabolisme particulier, et ses caractéristiques biologiques peuvent, sans qu’il y ait eu dopage,
s’éloigner de la norme défi nie statistiquement.
Les variables hématologiques seront évaluées afi n de confi rmer une éventuelle manipulation
sanguine ou l’amélioration de la performance aérobique. Les marqueurs de stéroïdes dans
l’urine pourront être utilisés pour détecter l’usage de stéroïdes anabolisants.
Le mode de collecte des données, leur traitement tant biologique que mathématique, leur
contrôle, etc., sont prévus de manière très précise et standardisée, comme l’est le contrôle
antidopage, afi n de parer à toute possibilité de dérive.
Exemple : le module hématologique
Le module hématologique doit avoir la sensibilité permettant de reconnaître les différentes
méthodes de dopage, dont l’amélioration du transfert d’oxygène (y compris l’abus d’érythropoïétine recombinante et toute forme de transfusion ou de manipulation sanguine). Les
marqueurs suivants, connus et dont le dosage est au point, sont :
HTC (hématocrite) ; HCB (hémoglobine (Hb)) ; RBC (numération érythrocytaire ; RET% (pourcentage de réticulocytes) ; RET# (numération des réticulocytes) ; MCV (volume corpusculaire moyen VCM) ; MCH (hémoglobine corpusculaire moyenne TCMH) ; MCHC (concentration
corpusculaire moyenne en hémoglobine) : OFF-hr-Score (index de stimulation score du profi l
sanguin).
D’après le Code mondial antidopage,
Lignes directrices opérationnelles pour le Passeport Biologique de l’Athlète et liste des exigences. Janvier
2010.
La traque aux molécules dopantes
LE CONCEPT DE PASSEPORT BIOLOGIQUE
Ce concept a initialement été proposé par l’Agence mondiale antidopage (AMA) en 2002. L’approche du contrôle du dopage basée sur la détection de marqueurs d’une substance ou de ses
métabolites demeure effi cace et perdurera. Cependant, cette approche atteint ses limites
lorsqu’un sportif fait usage de substances illicites de façon intermittente ou à faibles doses.
Il se pourrait que ces substances ne soient pas détectées, en dépit de la robustesse des
programmes de contrôle du dopage hors compétition. La nature des substances interdites,
plus particulièrement les substances endogènes, et les méthodes de plus de plus sophistiquées de prise de substances auxquelles les sportifs ont recours soulignent le besoin de
concevoir une nouvelle approche méthodologique.
Le concept de passeport repose sur la connaissance des effets principaux ou secondaires des
médicaments dans un cadre médical. Un suivi régulier des données de contrôle du dopage
facilite la détection indirecte de substances et de méthodes dopantes sur une base longitudinale. Dans ce contexte, ce n’est pas la substance en soi qui est détectée, mais ses effets. En
règle générale, les effets d’un médicament sont perceptibles et détectables plus longtemps
dans l’organisme que la substance elle-même, laquelle peut être excrétée rapidement.
Pour mettre en place un programme de suivi longitudinal systématique et robuste, les
variables pertinentes et déterminantes d’une classe de substances (par exemple les substances pouvant améliorer le transfert d’oxygène, comme l’EPO) doivent être identifi ées et
vérifi ées régulièrement chez le sportif. Les valeurs correspondant à ces variables constitueront le profi l individuel et longitudinal du sportif. Ces profi ls sont la pierre angulaire du
Passeport biologique de l’Athlète dont il devient sa propre référence, contrairement à l’approche traditionnelle, qui compare les variables d’un individu donné avec celles, moyennées,
de la communauté sportive en général. En effet, chaque personne est unique, avec un métabolisme particulier, et ses caractéristiques biologiques peuvent, sans qu’il y ait eu dopage,
s’éloigner de la norme défi nie statistiquement.
Les variables hématologiques seront évaluées afi n de confi rmer une éventuelle manipulation
sanguine ou l’amélioration de la performance aérobique. Les marqueurs de stéroïdes dans
l’urine pourront être utilisés pour détecter l’usage de stéroïdes anabolisants.
Le mode de collecte des données, leur traitement tant biologique que mathématique, leur
contrôle, etc., sont prévus de manière très précise et standardisée, comme l’est le contrôle
antidopage, afi n de parer à toute possibilité de dérive.
Exemple : le module hématologique
Le module hématologique doit avoir la sensibilité permettant de reconnaître les différentes
méthodes de dopage, dont l’amélioration du transfert d’oxygène (y compris l’abus d’érythropoïétine recombinante et toute forme de transfusion ou de manipulation sanguine). Les
marqueurs suivants, connus et dont le dosage est au point, sont :
HTC (hématocrite) ; HCB (hémoglobine (Hb)) ; RBC (numération érythrocytaire ; RET% (pourcentage de réticulocytes) ; RET# (numération des réticulocytes) ; MCV (volume corpusculaire moyen VCM) ; MCH (hémoglobine corpusculaire moyenne TCMH) ; MCHC (concentration
corpusculaire moyenne en hémoglobine) : OFF-hr-Score (index de stimulation score du profi l
sanguin).
D’après le Code mondial antidopage,
Lignes directrices opérationnelles pour le Passeport Biologique de l’Athlète et liste des exigences. Janvier
2010.
