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La chimie et le sport
2.2. La liste des produits
dopants et le code antidopage
L’AMA établit chaque année
une
liste
des
produits
dopants, la « Liste des interdictions », dont la première
date de 2004 ; elle recense
aujourd’hui près de deux
cents composés. Il existe un
code antidopage mis à jour et
révisé chaque année, contenant de nombreuses informations que tout sportif doit
connaître. Il n’a cessé d’évoluer et de s’affi ner (Encart :
« Le code antidopage de
l’AMA ») : toute personne
sera en faute non seulement
si elle a absorbé l’une des
substances interdites, mais
également si elle refuse de
participer à un contrôle, que
ce soit en compétition ou hors
compétition. Les falsifi cations
de tests sont aussi concernées, et tout acteur d’un trafi c
de substance dopante ou
toute personne de l’entourage
du sportif, médecin, entraîneur, coéquipier, ou toute
autre personne extérieure
à la compétition, qui serait
complice de dopage sera
condamnée.
LE CODE ANTIDOPAGE DE L’AMA
Le code antidopage de l’AMA a remplacé en 2004 celui du
mouvement olympique. Il ne propose plus de défi nition du
dopage, mais le considère comme une violation des dispositions en vigueur, c’est-à-dire que ce qui n’est pas interdit
est autorisé :
- Présence d’une substance interdite.
- Usage ou tentative d’usage.
- Refus d’un contrôle.
- Violation des exigences de disponibilité.
- Falsifi cation ou tentative de falsifi cation du contrôle.
- Possession de substances ou méthode interdites.
- Administration ou tentative d’administration de telles
substances ou administration de telles méthodes.
2.3. Quels sont les produits
dopants les plus utilisés ?
2.3.1. Les drogues récréatives
Les substances les plus
fréquemment
décelées
lors des contrôles sont les
drogues récréatives, utilisées
pour leur effet désinhibant et
psychotrope (« qui agit, qui
donne une direction (trope)
à l’esprit ou au comportement (psycho) ») : ils agissent
sur le système nerveux
central (Encart : « Les drogues
récréatives »). Le football fait
généralement l’objet d’une
politique antidopage sévère.
Or, un nombre relativement
important de jeunes joueurs
de 17 à 19 ans a été à ce jour
contrôlé positif aux drogues
récréatives, à croire qu’ils
n’avaient pas conscience du
risque qu’ils encouraient.
2.3.2. Les stéroïdes
anabolisants
Les stéroïdes anabolisants
constituent une classe d’hormones similaires à la testostérone, hormone sexuelle
mâle humaine. Ils agissent
sur la synthèse des protéines
dans les cellules, entraînant
une augmentation de tissus
cellulaires, en particulier
dans les muscles. Ainsi, des
molécules telles que le stanozolol, le danazol, la nandrolone ou l’anadrol augmentent
effi cacement la performance
musculaire ; elles stimulent également l’agressivité
et aident à la récupération.
Ces substances, que l’on ne
se procure que sur ordonnance pour des besoins
médicaux, sont malgré tout
utilisées par des sportifs à
des fi ns de dopage, et l’ont
surtout été dans les années
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