159
La traque aux molécules dopantes
en 1998 où toute l’équipe
fut incriminée dans la prise
d’EPO (voir le paragraphe 3.2).
Le dopage a donc une longue
histoire derrière lui et s’est
propagé au point de devenir un
phénomène de société, suscitant beaucoup d’intérêt auprès
du public qui suit les événements sportifs. Relayés par
les médias, les cas de dopage
lors des compétitions font
toujours sensation, mais l’on
oublie qu’ils ne concernent
pas seulement les sportifs.
Alessandro Donati, directeur
du centre de recherche sur
la méthodologie de l’entraînement au Comité national
olympique italien, a récemment décrit les cinq catégories de consommateurs de
produits dopants : les sportifs,
les culturistes (voir le Chapitre
d’I. Queval), les militaires, les
artistes et « les autres »... Plus
de 30 millions de personnes
dans le monde consommeraient ainsi des produits
dopants de toutes catégories,
induisant un marché clandestin le plus souvent dirigé
par des organismes mafi eux.
Il faut donc traiter le problème
du dopage comme le trafi c des
drogues, déclare-t-il. C’est un
véritable problème de santé
publique. Outre les sportifs,
les plus grands consommateurs déclarés, ou en tout cas
prouvés, sont les militaires, et
ce, depuis l’Antiquité, comme
nous l’évoquions précédemment. Un grand nombre de
produits dopants ont été
testés durant divers confl its,
que ce soit pour augmenter
la vigilance et éviter l’endormissement, ou encore pour
diminuer la peur et augmenter
l’agressivité (voir aussi le
Chapitre de C.-Y Guezennec).
2
La lutte antidopage
s’organise
2.1. La naissance de l’agence
mondiale antidopage
À l’origine, en 1968, la lutte
antidopage était principalement menée par le comité
olympique. C’est en 1999 qu’a
été mise en place l’Agence
mondiale antidopage (AMA),
« world antidoping agency »
(Encart : « L’Agence mondiale
antidopage (AMA) ») ; cet
organisme international est
reconnu par toutes les associations sportives.
L’AGENCE MONDIALE ANTIDOPAGE (AMA)
La mission de l’Agence mondiale antidopage (AMA) est de promouvoir, coordonner et superviser
la lutte contre le dopage dans le sport sous toutes ses formes, et à encourager une culture du
sport sans dopage.
L’AMA, organisation internationale indépendante, a été fondée en 1999. Elle est composée
et fi nancée à parts égales par le Mouvement sportif* et les gouvernements. Ses activités
principales comprennent la recherche scientifi que, l’éducation, le développement antidopage
et la supervision de la conformité au Code mondial antidopage (le Code) – le document
harmonisant les règles liées au dopage dans tous les sports et tous les pays. Son siège est à
Lausanne (Suisse), et son bureau principal à Montréal (Canada).**
* Le Mouvement sportif est composé de l’ensemble des fédérations sportives et des groupes sportifs qui
leur sont affi liés. Parmi les fédérations sportives, on peut trouver : les fédérations unisport olympiques
ou non olympiques, les fédérations multisports affi nitaires, handicapés, scolaires ou universitaires, etc.
** http://www.wada-ama.org/
La traque aux molécules dopantes
en 1998 où toute l’équipe
fut incriminée dans la prise
d’EPO (voir le paragraphe 3.2).
Le dopage a donc une longue
histoire derrière lui et s’est
propagé au point de devenir un
phénomène de société, suscitant beaucoup d’intérêt auprès
du public qui suit les événements sportifs. Relayés par
les médias, les cas de dopage
lors des compétitions font
toujours sensation, mais l’on
oublie qu’ils ne concernent
pas seulement les sportifs.
Alessandro Donati, directeur
du centre de recherche sur
la méthodologie de l’entraînement au Comité national
olympique italien, a récemment décrit les cinq catégories de consommateurs de
produits dopants : les sportifs,
les culturistes (voir le Chapitre
d’I. Queval), les militaires, les
artistes et « les autres »... Plus
de 30 millions de personnes
dans le monde consommeraient ainsi des produits
dopants de toutes catégories,
induisant un marché clandestin le plus souvent dirigé
par des organismes mafi eux.
Il faut donc traiter le problème
du dopage comme le trafi c des
drogues, déclare-t-il. C’est un
véritable problème de santé
publique. Outre les sportifs,
les plus grands consommateurs déclarés, ou en tout cas
prouvés, sont les militaires, et
ce, depuis l’Antiquité, comme
nous l’évoquions précédemment. Un grand nombre de
produits dopants ont été
testés durant divers confl its,
que ce soit pour augmenter
la vigilance et éviter l’endormissement, ou encore pour
diminuer la peur et augmenter
l’agressivité (voir aussi le
Chapitre de C.-Y Guezennec).
2
La lutte antidopage
s’organise
2.1. La naissance de l’agence
mondiale antidopage
À l’origine, en 1968, la lutte
antidopage était principalement menée par le comité
olympique. C’est en 1999 qu’a
été mise en place l’Agence
mondiale antidopage (AMA),
« world antidoping agency »
(Encart : « L’Agence mondiale
antidopage (AMA) ») ; cet
organisme international est
reconnu par toutes les associations sportives.
L’AGENCE MONDIALE ANTIDOPAGE (AMA)
La mission de l’Agence mondiale antidopage (AMA) est de promouvoir, coordonner et superviser
la lutte contre le dopage dans le sport sous toutes ses formes, et à encourager une culture du
sport sans dopage.
L’AMA, organisation internationale indépendante, a été fondée en 1999. Elle est composée
et fi nancée à parts égales par le Mouvement sportif* et les gouvernements. Ses activités
principales comprennent la recherche scientifi que, l’éducation, le développement antidopage
et la supervision de la conformité au Code mondial antidopage (le Code) – le document
harmonisant les règles liées au dopage dans tous les sports et tous les pays. Son siège est à
Lausanne (Suisse), et son bureau principal à Montréal (Canada).**
* Le Mouvement sportif est composé de l’ensemble des fédérations sportives et des groupes sportifs qui
leur sont affi liés. Parmi les fédérations sportives, on peut trouver : les fédérations unisport olympiques
ou non olympiques, les fédérations multisports affi nitaires, handicapés, scolaires ou universitaires, etc.
** http://www.wada-ama.org/
