152
La chimie et le sport
élevées que les animaux
« contrôle ».
Encore plus signifi catives sont
les expérimentations sur le
comportement animal, où l’on
étudie l’apprentissage spatial
dans un test appelé le labyrinthe en croix. Dans un labyrinthe, des rats doivent choisir
les parcours leur permettant
de trouver de la nourriture.
On s’aperçoit alors que les
rats qui ont été soumis à un
entraînement physique régulier trouvent plus rapidement
leur chemin et ont des temps
de latence et de réponse plus
courts. Il existe donc un effet
très signifi catif de l’activité
physique sur des fonctions
élaborées, comme la mémorisation d’un trajet spatial et
la mémorisation de conduites
motrices à effectuer. L’origine en est probablement une
synaptogénèse accrue, c’està-dire une augmentation
des connexions entre
les
neurones (Figure 15).
Une campagne de l’Institut
national de prévention et
d’éducation pour la santé
(INPES) « Manger-Bouger »
a récemment recommandé
trente
minutes
d’activité
physique par jour. Formulée
ainsi, cette recommandation est insuffi sante. En effet,
si une population effectue
trente
minutes
d’activité
modérée par jour, cinq jours
par semaine, on ne se trouve
que dans le seuil perceptible,
en termes d’épidémiologie,
de l’effet bénéfi que de l’activité physique sur la santé. En
revanche, on sait que cet effet
augmente de façon linéaire
avec l’intensité et le volume.
Ce qui veut dire que plus on
fait de l’exercice physique,
plus il est intense, meilleur
sera son impact.
Une autre conséquence importante de cette approche touche
un sujet de santé publique
actuellement très préoccupant. Comment prévenir
EFFET DE L’ACTIVITÉ PHYSIQUE SUR LE VIEILLISSEMENT NEURONAL
L’exercice physique joue un rôle neurotrophique (favorise le développement des neurones)
et neuroprotecteur chez l’adulte :
BDNF
(brain-derived neurotrophic factor)
Plasticité neuronale
Modifications morphologiques et physiologiques
des synapses en réponse à des changements
d’activité neuronale
Rôle des neurotrophines
(comme le facteur
de croissance cérébrale
BDNF) exprimées dans
de nombreuses régions
du système nerveux central
et du système nerveux périphérique
L’exercice musculaire
stimule la neurogénèse dans le cerveau adulte
améliore le déclin cognitif lié à l’âge
par augmentation de la plasticité neuronale,
augmentation de la neurogénèse, augmentation de l’angiogénèse
Contrôle
10000
8000
6000
4000
2000
0
Nombre de cellule
Coureur
Figure 14
On constate que les rats
coureurs développent davantage
de neurones que les rats non
coureurs (« contrôle »).
La chimie et le sport
élevées que les animaux
« contrôle ».
Encore plus signifi catives sont
les expérimentations sur le
comportement animal, où l’on
étudie l’apprentissage spatial
dans un test appelé le labyrinthe en croix. Dans un labyrinthe, des rats doivent choisir
les parcours leur permettant
de trouver de la nourriture.
On s’aperçoit alors que les
rats qui ont été soumis à un
entraînement physique régulier trouvent plus rapidement
leur chemin et ont des temps
de latence et de réponse plus
courts. Il existe donc un effet
très signifi catif de l’activité
physique sur des fonctions
élaborées, comme la mémorisation d’un trajet spatial et
la mémorisation de conduites
motrices à effectuer. L’origine en est probablement une
synaptogénèse accrue, c’està-dire une augmentation
des connexions entre
les
neurones (Figure 15).
Une campagne de l’Institut
national de prévention et
d’éducation pour la santé
(INPES) « Manger-Bouger »
a récemment recommandé
trente
minutes
d’activité
physique par jour. Formulée
ainsi, cette recommandation est insuffi sante. En effet,
si une population effectue
trente
minutes
d’activité
modérée par jour, cinq jours
par semaine, on ne se trouve
que dans le seuil perceptible,
en termes d’épidémiologie,
de l’effet bénéfi que de l’activité physique sur la santé. En
revanche, on sait que cet effet
augmente de façon linéaire
avec l’intensité et le volume.
Ce qui veut dire que plus on
fait de l’exercice physique,
plus il est intense, meilleur
sera son impact.
Une autre conséquence importante de cette approche touche
un sujet de santé publique
actuellement très préoccupant. Comment prévenir
EFFET DE L’ACTIVITÉ PHYSIQUE SUR LE VIEILLISSEMENT NEURONAL
L’exercice physique joue un rôle neurotrophique (favorise le développement des neurones)
et neuroprotecteur chez l’adulte :
BDNF
(brain-derived neurotrophic factor)
Plasticité neuronale
Modifications morphologiques et physiologiques
des synapses en réponse à des changements
d’activité neuronale
Rôle des neurotrophines
(comme le facteur
de croissance cérébrale
BDNF) exprimées dans
de nombreuses régions
du système nerveux central
et du système nerveux périphérique
L’exercice musculaire
stimule la neurogénèse dans le cerveau adulte
améliore le déclin cognitif lié à l’âge
par augmentation de la plasticité neuronale,
augmentation de la neurogénèse, augmentation de l’angiogénèse
Contrôle
10000
8000
6000
4000
2000
0
Nombre de cellule
Coureur
Figure 14
On constate que les rats
coureurs développent davantage
de neurones que les rats non
coureurs (« contrôle »).
