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Effets de l’exercice physique et de l’entraînement sur la neurochimie cérébrale :
effets sur la performance et la santé mentale
induisent au bout du compte
une absence d’effets.
Comme
nous,
Romain
Meeusen s’est posé la question de la responsabilité des
neuromédiateurs dans l’état
de fatigue. Il a administré
à des hommes volontaires
(avec l’accord des comités
d’éthique) différents antagonistes : un antagoniste de la
sérotonine (la fl uoxetine), un
autre de la noradrénaline (la
reboxetine), un autre encore
de la dopamine (le bupropion)
et un antagoniste du couple
sérotonine-noradrénaline (la
venlafaxine) (Encart : « Les
antagonistes de neuromédiateurs »). Il en a alors mesuré
les conséquences sur la
performance de sujets à qui
on a demandé de pédaler
jusqu’à épuisement. Seul un
léger effet de la noradrénaline a été mis en évidence, le
reste n’étant pas signifi catif
(Figure 9). Ainsi, un excès de
neuromédiateurs n’est pas en
soi responsable de la fatigue
cérébrale liée à un surentraînement physique.
2.8. Infl uence de
l’alimentation sur la fatigue
Les connaissances recueillies
sur les effets de l’entraînement intense et sur
l’apparition de signes de
surentraînement au niveau
métabolique,
endocrinien,
comportemental et même
immunitaire, ont conduit à se
poser la question des relations de cause à effet entre
ces différents acteurs de la
fatigue. Trois contraintes
principales semblent aboutir
au surentraînement : le défi cit
énergétique, le stress psychologique et les perturbations
du rythme veille-sommeil.
Pour un même sujet, le seuil
de travail physique faisant
courir le risque de surentraînement sera signifi cativement
abaissé si l’on réduit l’apport
alimentaire. Plutôt que d’essayer de trouver des substances pharmacologiques qui
Figure 8
L’exercice musculaire augmente la
concentration de sérotonine dans
le cerveau. Ce phénomène dépend
d’un transporteur commun à celui
des acides aminés branchés tels
que la valine. L’injection de celle-ci
empêche l’augmentation de la
sérotonine à l’exercice… mais sans
effet sur la performance.
Protocole : 2 groupes de 7 rats.
Injection dans l’hippocampe ventral
de solution saline (NaCl) et de
valine.
Figure 9
La performance physique
des individus, mesurée en temps
de pédalage, n’est quasiment
pas augmentée sous l’effet
d’antagonistes
de neuromédiateurs.
Temps (min)
160
%
140
120
100
80
60
−60 −30
40
20
0
0
150 180 210 240 270
Valine
Exercice physique
NaCI
Valine
sérotonine
Valine
Temps (min)
160
180
%
140
120
100
80
60
-60 -30
40
20
0
0
150 180 210 240 270
Valine
Exercice physique
tryptophane
NaCI
Valine
Temps (min)
Placebo
fluoxetine
5-HT
5-HT/NA
NA
NA/DA
venlafaxine
reboxetine
bupropion
120
100
80
80,9
88,8
93,1
98,2
89,4
60
40
20
0
Effets de l’exercice physique et de l’entraînement sur la neurochimie cérébrale :
effets sur la performance et la santé mentale
induisent au bout du compte
une absence d’effets.
Comme
nous,
Romain
Meeusen s’est posé la question de la responsabilité des
neuromédiateurs dans l’état
de fatigue. Il a administré
à des hommes volontaires
(avec l’accord des comités
d’éthique) différents antagonistes : un antagoniste de la
sérotonine (la fl uoxetine), un
autre de la noradrénaline (la
reboxetine), un autre encore
de la dopamine (le bupropion)
et un antagoniste du couple
sérotonine-noradrénaline (la
venlafaxine) (Encart : « Les
antagonistes de neuromédiateurs »). Il en a alors mesuré
les conséquences sur la
performance de sujets à qui
on a demandé de pédaler
jusqu’à épuisement. Seul un
léger effet de la noradrénaline a été mis en évidence, le
reste n’étant pas signifi catif
(Figure 9). Ainsi, un excès de
neuromédiateurs n’est pas en
soi responsable de la fatigue
cérébrale liée à un surentraînement physique.
2.8. Infl uence de
l’alimentation sur la fatigue
Les connaissances recueillies
sur les effets de l’entraînement intense et sur
l’apparition de signes de
surentraînement au niveau
métabolique,
endocrinien,
comportemental et même
immunitaire, ont conduit à se
poser la question des relations de cause à effet entre
ces différents acteurs de la
fatigue. Trois contraintes
principales semblent aboutir
au surentraînement : le défi cit
énergétique, le stress psychologique et les perturbations
du rythme veille-sommeil.
Pour un même sujet, le seuil
de travail physique faisant
courir le risque de surentraînement sera signifi cativement
abaissé si l’on réduit l’apport
alimentaire. Plutôt que d’essayer de trouver des substances pharmacologiques qui
Figure 8
L’exercice musculaire augmente la
concentration de sérotonine dans
le cerveau. Ce phénomène dépend
d’un transporteur commun à celui
des acides aminés branchés tels
que la valine. L’injection de celle-ci
empêche l’augmentation de la
sérotonine à l’exercice… mais sans
effet sur la performance.
Protocole : 2 groupes de 7 rats.
Injection dans l’hippocampe ventral
de solution saline (NaCl) et de
valine.
Figure 9
La performance physique
des individus, mesurée en temps
de pédalage, n’est quasiment
pas augmentée sous l’effet
d’antagonistes
de neuromédiateurs.
Temps (min)
160
%
140
120
100
80
60
−60 −30
40
20
0
0
150 180 210 240 270
Valine
Exercice physique
NaCI
Valine
sérotonine
Valine
Temps (min)
160
180
%
140
120
100
80
60
-60 -30
40
20
0
0
150 180 210 240 270
Valine
Exercice physique
tryptophane
NaCI
Valine
Temps (min)
Placebo
fluoxetine
5-HT
5-HT/NA
NA
NA/DA
venlafaxine
reboxetine
bupropion
120
100
80
80,9
88,8
93,1
98,2
89,4
60
40
20
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