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La chimie et le sport
ainsi la deuxième révolution
de la plongée sous-marine, qui
relève cette fois de la physicochimie.
Que se passe-t-il dans le
phénomène de dissolution
des gaz dans l’organisme ?
Lorsque l’on met un gaz en
présence d’un liquide, à une
température donnée, il se
dissout jusqu’à atteindre un
état d’équilibre (Figure 19).
Si l’on augmente la pression
du gaz, sa concentration à
l’équilibre en solution croît, et
ce de manière sensiblement
linéaire (tout au moins pour
des variations peu importantes
de pression de quelques bars).
Si l’on reporte sur un graphe,
les variations de la pression
en fonction de la concentration, on obtient quasiment une
droite (Figure 20). Ceci signifi e
que si l’on double la pression,
on double également la
concentration de gaz dissous
à l’équilibre. C’est ce qui va
se passer dans l’organisme
du plongeur. Celui-ci descend
sous l’eau et respire de l’air
comprimé. Les deux composantes de l’air, le dioxygène
O 2 et le diazote gazeux N 2 ,
passent, à travers la paroi
pulmonaire, dans le sang
où ils se dissolvent. Les gaz
sont ensuite distribués dans
tout le corps du plongeur
par la circulation sanguine.
Le dioxygène est supposé
être consommé par l’organisme. Il n’est généralement
pas pris en considération. Ce
n’est pas le cas du diazote, qui
est un gaz inerte. Ce phénomène de dissolution est d’autant plus important, que l’on
descend plus profond, et que
l’on y reste plus longtemps
(Figure 20). On dit qu’un plongeur qui descend se sature.
Cette solubilisation du diazote
pose-t-elle un problème ? Pas
à la descente, qui correspond
à une phase pendant laquelle
le plongeur emmagasine le
gaz. Le problème survient à
la remontée, lorsque la pression ambiante diminue. Dans
ces conditions, les valeurs des
concentrations à saturation
Figure 20
En remontant à la surface, la
pression diminue. Ceci peut
provoquer un dégazage de diazote
dans l’organisme du plongeur.
Les bulles entravent alors la
circulation sanguine. C’est l’origine
des « accidents et maladies de
décompression ».
La chimie et le sport
ainsi la deuxième révolution
de la plongée sous-marine, qui
relève cette fois de la physicochimie.
Que se passe-t-il dans le
phénomène de dissolution
des gaz dans l’organisme ?
Lorsque l’on met un gaz en
présence d’un liquide, à une
température donnée, il se
dissout jusqu’à atteindre un
état d’équilibre (Figure 19).
Si l’on augmente la pression
du gaz, sa concentration à
l’équilibre en solution croît, et
ce de manière sensiblement
linéaire (tout au moins pour
des variations peu importantes
de pression de quelques bars).
Si l’on reporte sur un graphe,
les variations de la pression
en fonction de la concentration, on obtient quasiment une
droite (Figure 20). Ceci signifi e
que si l’on double la pression,
on double également la
concentration de gaz dissous
à l’équilibre. C’est ce qui va
se passer dans l’organisme
du plongeur. Celui-ci descend
sous l’eau et respire de l’air
comprimé. Les deux composantes de l’air, le dioxygène
O 2 et le diazote gazeux N 2 ,
passent, à travers la paroi
pulmonaire, dans le sang
où ils se dissolvent. Les gaz
sont ensuite distribués dans
tout le corps du plongeur
par la circulation sanguine.
Le dioxygène est supposé
être consommé par l’organisme. Il n’est généralement
pas pris en considération. Ce
n’est pas le cas du diazote, qui
est un gaz inerte. Ce phénomène de dissolution est d’autant plus important, que l’on
descend plus profond, et que
l’on y reste plus longtemps
(Figure 20). On dit qu’un plongeur qui descend se sature.
Cette solubilisation du diazote
pose-t-elle un problème ? Pas
à la descente, qui correspond
à une phase pendant laquelle
le plongeur emmagasine le
gaz. Le problème survient à
la remontée, lorsque la pression ambiante diminue. Dans
ces conditions, les valeurs des
concentrations à saturation
Figure 20
En remontant à la surface, la
pression diminue. Ceci peut
provoquer un dégazage de diazote
dans l’organisme du plongeur.
Les bulles entravent alors la
circulation sanguine. C’est l’origine
des « accidents et maladies de
décompression ».
