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Comprendre la physico-chimie par la plongée sous-marine.
Comprendre la plongée sous-marine par la physico-chimie
d’un système constitué de
gaz réels. Usuellement, on
remplacera
la notion de
pression par celle de fugacité
dans l’expression du potentiel
chimique du gaz (Figure 17).
4
Les risques liés à
la décompression :
procédures de remontée
4.1. Origine des accidents
de décompression
Revenons à la plongée
sous-marine. Comme nous
l’avons vu, c’est grâce aux
connaissances en chimie
et en physico-chimie que la
plongée sous-marine a pu se
développer, avec la possibilité, depuis 1843, de fabriquer
du matériel étanche (paragraphe 2.2.1). L’homme allait
ainsi pouvoir travailler sous
l’eau. Mais ce périple dans
les profondeurs n’est pas
sans danger. On constate en
effet qu’un grand nombre de
scaphandriers ne remontent
pas indemnes de leur immersion : douleurs et blocage
des articulations, paralysies,
vieillissement
prématuré,
etc., et parfois décès. À cette
époque, l’origine de ces accidents restait mystérieuse.
On l’appelait pudiquement le
« mal des scaphandriers ».
C’est en 1878 que le physiologiste français Paul Bert
(Figure 18) proposa une explication logique à ces accidents.
Il les attribua au fait que, sous
pression, les liquides du corps
dissolvent les gaz. Il signa
Figure 18
Paul Bert (1833-1886) est un
physiologiste spécialiste de la
respiration des gaz. Il est le
premier à avoir décrit de façon
systématique l’état de convulsion
lié à la toxicité du dioxygène sous
forte pression partielle pour le
système nerveux central, dit « Effet
Paul Bert ». Il publie un ouvrage
récapitulatif en 1878, La Pression
barométrique, où il décrit les
effets du manque (hypoxie) ou du
trop plein (hyperoxie) d’oxygène.
D
Figure 19
Lorsque l’on place un gaz en présence d’un liquide, il se dissout jusqu’à
atteindre un état d’équilibre.
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